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L'armée égyptienne dépose le président islamiste #Morsi  03/07/2013

L'armée a renversé mercredi l'islamiste Mohamed Morsi, premier président démocratiquement élu d'Egypte, après une année au pouvoir marquée par des crises parfois meurtrières, qui doit laisser place à une délicate transition dans un climat de graves tensions.

Dès l'annonce, la place Tahrir du Caire où était massée une foule d'opposants a explosé de joie sous les feux d'artifices à l'annonce en soirée de la mise à l'écart de M. MOrsi, dans des scènes rappelant la chute du président Hosni Moubarak en février 2011.

"C'est un nouvel instant historique, nous nous sommes débarrassés de Morsi et des Frères musulmans", la confrérie dont il est issu, a lancé un manifestant au milieu d'un cortège d'automobilistes klaxonnant et agitant des drapeaux égyptiens.

Le président déchu, confronté durant sa présidence à une contestation populaire qui a atteint son apogée ces derniers jours, a martelé dans une vidéo qu'il restait "le président élu de l'Egypte" et appelé ses partisans à "défendre" sa légitimité.

Le lieu et le moment de cet enregistrement de mauvaise qualité, diffusé après l'annonce de l'armée, n'ont pas été précisés.

L'armée, qui avait donné jusqu'à 14H30 GMT mercredi à M. Morsi pour se plier "aux revendications du peuple", a, à l'expiration de cet ultimatum annoncé qu'elle confiait la direction du pays au président de la Haute cour constitutionnelle, Adly Mansour, jusqu'à la tenue d'une présidentielle anticipée. Ce dernier doit prêter serment jeudi.



NOUVELLES VIOLENCES

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Craignant de nouvelles violences après celles qui avaient fait 47 morts depuis une semaine, le ministère de l'Intérieur a averti qu'il répondrait "fermement" aux troubles et des blindés ont été déployés au Caire, bloquant les voies menant aux rassemblements pro-Morsi, alors que des dizaines de milliers d'opposants étaient massés encore dans la nuit dans la capitale et en province.

Des heurts ont éclaté à Marsa Matrouh ( nord-ouest), sur la côte méditerranéenne, où quatre partisans de M. Morsi ont trouvé la mort et dix autres ont été blessés en attaquant un bâtiment de la sécurité.

Un proche du président déchu a néanmoins affirmé à l'AFP que ce dernier appelait "les Egyptiens à résister pacifiquement" à ce "coup d'Etat" qualifié d'"illégal".

Les Etats-Unis, qui avaient réduit leur personnel diplomatique au Caire, ont annoncé l'évacuation de leur ambassade, de crainte d'une recrudescence des violences .

Paris, de son côté, a "pris acte" de la tenue de futures élections, et souhaité que la période qui s'ouvre se déroule dans "le respect de la paix civile (...)".

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a quant à lui été le premier dirigeant étranger à féliciter M. Mansour, "le président de la République arabe d'Egypte soeur".

"Ce n'est pas un coup d'Etat", a lancé un des ténors de l'opposition à M. Morsi, l'ancien chef de la Ligue arabe Amr Moussa, en soulignant que l'action de l'armée était saluée par l'église chrétienne copte, la grande institution sunnite d'Al-Azhar, et de nombreuses forces politiques et sociales.

Il a assuré que des consultations pour former un nouveau gouvernement avaient commencé.



ARRESTATIONS ET INTERDICTION DE VOYAGE

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Les militaires, qui avaient pris les rênes de l'exécutif durant 16 mois entre la chute de Hosni Moubarak et l'élection de M. Morsi, n'ont pas précisé la durée de cette la période de transition avant la tenue d'élections générales.

L'armée a également suspendu la Constitution, approuvée en décembre par référendum, et annoncé qu'un comité chargé d'examiner les propositions d'amendements constitutionnels serait formé" ainsi qu'un gouvernement regroupant "toutes les forces nationales" et "doté des pleins pouvoirs".

Ces annonces ont été faites lors d'une allocution télévisée durant laquelle se sont exprimés le chef de l'armée et ministre de la Défense, le général Abdel Fattah al-Sissi, qui apparaît comme le nouvel homme fort du pays, puis les principaux chefs religieux du pays et le représentant de l'opposition Mohamed ElBaradei.

Le groupe a mené dans la journée des tractations pour parvenir à cette "feuille de route", qui, selon M. ElBaradei, "répond aux revendications du peuple".

Devant le ministère, des milliers de personnes scandaient "Egypte, Egypte!", criant leur joie après l'annonce de l'armée.

"Je n'attendais qu'une chose, c'est que Morsi parte", affirmait Abdel Khalek Abdo, un agriculteur de 56 ans.

Des milliers de pro-Morsi étaient de leur côté toujours massés au Caire sur la place Rabaa al-Adaouiya, dans le faubourg de Nasr City. "Morsi a été trahi, c'est un coup d'Etat contre un président élu", a lancé l'un d'eux.

Après l'éviction de leur président, l'étau se resserrait autour des Frères musulmans.

Des sources de sécurité ont affirmé que des chefs islamistes ont été arrêtés, alors que M. Morsi et plusieurs dirigeants de la confrérie avaient été interdits de quitter l'Egypte, dont le Guide suprême de la puissante confrérie, Mohammed Badie, et son "numéro 2" Khairat al-Chater. En outre, la sécurité a interrompu la diffusion de leur chaîne de télévision.
AFP

Le roi saoudien félicite le nouveau dirigeant intérimaire d'Egypte (agence)  03/07/2013

Le roi Abdallah d'Arabiesaoudite a adressé mercredi soir ses félicitations au présidentde la Haute Cour constitutionnelle égyptienne, Adli Mansour,désigné chef de l'Etat par intérim après la destitution deMohamed Morsi par l'armée, rapporte l'agence officielle depresse saoudienne SPA.

"Au nom du peuple de l'Arabie saoudite et en mon nom, nousvous félicitons pour votre arrivée au pouvoir en Egypte à cestade crucial de son histoire", écrit le roi.

"Nous prions Dieu pour qu'il vous aide à assumer laresponsabilité qui vous incombe afin d'accomplir les ambitionsde notre peuple frère d'Egypte", ajoute le monarque.
Reuters

URGENT #Washington ordonne l'évacuation de son #ambassade au #Caire  03/07/2013

Les Etats-Unis ont ordonné mercredi l'évacuation de leur ambassade au Caire en Egypte quelques heures après le renversement du président Morsi par l'armée, a indiqué un responsable américain sous couvert d'anonymat.

Il y a quelques jours, le département d'Etat avait autorisé le personnel diplomatique non essentiel à quitter le pays.
AFP

Incidents entre migrants et policiers marocains près de Melilla (ONG)  03/07/2013

Des incidents ont éclaté mercredi à l'aube entre des migrants clandestins et des forces de l'ordre marocaines dans la région de Nador, près de l'enclave espagnole de Melilla, où des tentatives de franchissement de la frontière sont fréquentes, a affirmé une ONG locale.

Une opération policière menée en tout début de matinée dans un bois proche de cette ville du nord du Maroc a donné lieu à des heurts et "une quinzaine de migrants au moins" ont été blessés, a déclaré à l'AFP Stéphane Julinet, un responsable du Groupe antiraciste d'accompagnement et de défense des étrangers et migrants (Gadem). Deux d'entre eux étaient toujours hospitalisés dans l'après-midi, a-t-il ajouté.

Quelque 200 migrants clandestins ont tenté d'occuper une route à proximité de la forêt, ce qui a entraîné une intervention des forces de l'ordre, ont pour leur part fait valoir les autorités locales.

Elles ont réfuté l'existence de victimes, mais confirmé qu'il avait été procédé à des interpellations.

Les migrants sans papiers interpellés par les autorités marocaines sont généralement refoulés vers la frontière algérienne, fermée depuis 1994 mais par où s'effectue l'essentiel des entrées clandestines dans le royaume selon Rabat.

La région de Nador est frontalière de Melilla, que des groupes de migrants tentent régulièrement de rejoindre. Fin juin, environ 300 personnes ont lancé un "assaut massif" contre la frontière grillagée, et une centaine sont parvenus à entrer en Espagne.

Les enclaves de Melilla et Ceuta sont les seules frontières terrestres de l'Union européenne avec le continent africain.

D'après des associations de défense des droits de l'Homme, de 20.000 à 25.000 clandestins originaires d'Afrique subsaharienne se trouvaient fin 2012 sur le sol marocain, dans l'attente d'un hypothétique passage en Europe.

En mars dernier, Médecins sans frontières (MSF) s'est alarmé d'une hausse des violences contre ces migrants. Le Maroc a répliqué en assurant que l'action de ses forces de sécurité était "strictement encadrée par la loi".
AFP

URGENT #Turquie: un tribunal annule le projet urbain à l'origine de la fronde anti-gouvernementale  03/07/2013

Un tribunal d'Istanbul a annulé le projet d'aménagement urbain controversé de la place Taksim à l'origine de la fronde antigouvernementale qui a agité la Turquie pendant trois semaines, ont rapporté mercredi les médias turcs.

Dans sa décision, prise début juin mais dont les détails ont été révélés mercredi par plusieurs journaux turcs sur leur site internet, la 1ère Cour administrative a justifié son annulation, susceptible d'appel, par le fait que la "population locale" n'avait pas été consultée sur ce projet.
AFP

Le chef du Pentagone s'est entretenu mardi avec son homologue égyptien  03/07/2013

Le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel s'est entretenu par téléphone mardi avec Abdel Fattah al-Sissi, son homologue égyptien, par ailleurs chef de l'armée qui a lancé un ultimatum au président Mohamed Morsi, a affirmé mercredi le porte-parole du Pentagone, George Little.

Refusant d'évoquer la teneur de leur conversation, M. Little a réitéré la position américaine selon laquelle les Etats-Unis "soutiennent le processus démocratique en Egypte".

L'ultimatum de l'armée égyptienne menaçant d'imposer sa propre "feuille de route" au président islamiste Mohamed Morsi a expiré mercredi à 14H30 GMT et une déclaration des militaires était attendue.

M. Hagel avait déjà appelé M. al-Sissi en fin de semaine passée, selon M. Little qui a précisé que Washington "ne soutenait aucun groupe ou parti."

"Nous croyons que cela doit se résoudre par des moyens politiques", a-t-il plaidé.

Mais à l'expiration de l'ultimatum rejeté par le président Morsi, un de ses conseillers a dénoncé par communiqué un "coup d'Etat militaire".

Le Pentagone entretient d'étroites relations avec l'armée égyptienne depuis la fin des années 1970. Le Caire est l'un des principaux récipiendaires de l'aide militaire américaine qui s'élève cette année encore à 1,3 milliard de dollars.

Seuls Israël, l'Afghanistan, le Pakistan et l'Irak perçoivent davantage de fonds de la part de Washington pour leurs besoins militaires.

"Nous espérons pouvoir maintenir cette relation après la fin de la crise", a ajouté le porte-parole du Pentagone.

Cependant, en cas de coup d'Etat militaire, le Pentagone serait d'un point de vue légal vraisemblablement tenu de suspendre son assistance, comme il l'a fait avec le Mali après le coup d'Etat de 2012.
AFP

Egypte: le président Morsi propose de former un "gouvernement de consensus"  03/07/2013

Le président égyptien Mohamed Morsi a présentémercredi une "feuille de route" prévoyant la formation d'un gouvernement decoalition et d'une commission pour amender la Constitution afin de sortir sonpays de la crise politique, au moment où expirait un ultimatum de 48 heureslancé par l'armée.

"La vision de la présidence est de former un gouvernement de coalitionbasé sur un consensus pour organiser les prochaines élections législatives etformer une commission indépendante chargée d'amender la Constitution", a affirméM. Morsi.

"La présidence renouvelle sa propre feuille de route et invite toutesles forces nationales au dialogue pour réaliser une réconciliation nationaleglobale", a-t-il expliqué, notant que "la transgression de la légitimité constitutionnellemenace de dévier les pratiques démocratiques de son droit chemin".

"Seule la légitimité peut garantir la stabilité et évier les actes deviolence", a conclu le président.

Le chef d'Etat a présenté sa feuille de route sur son site officielledans l'après-midi, au moment où expirait un ultimatum de 48 heures lancé parl'armée, menaçant d'imposer sa propre "feuille de route" au chef d'Etat s'ilignorait les "revendications du peuple".

L'armée, engagée dans des discussions avec des responsables de l'oppositionet des dignitaires religieux pour tenter de sortir le pays de sa plus gravecrise depuis la chute du régime Moubarak en février 2011, a promis de publierun communiqué après cette échéance, sans toutefois donner d'heure précise.
APS

URGENT Hollande demande aux Etats-Unis que l'espionnage de l'UE "cesse immédiatement"  01/07/2013

Le président français François Hollande a demandé lundi aux Etats-Unis de cesser "immédiatement" leur espionnage de l'Union européenne en soulignant que la France ne pouvait "pas accepter ce type de comportement"

"Nous ne pouvons pas accepter ce type de comportement entre partenaires et alliés", a déclaré M. Hollande. "Nous demandons que cela cesse immédiatement", a-t-il ajouté en marge d'un déplacement à Lorient (ouest), jugeant également que "les éléments sont déjà suffisamment réunis pour que nous demandions des explications".
AFP

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