MAP le Samedi 6 Juillet 2019

Revue de presse hebdomadaire




Rabat - Voici les principaux titres développés par la presse hebdomadaire :

La Nouvelle Tribune :

• Le secteur financier a fait l'objet, tout au long des dernières années, de plusieurs réformes importantes dans l'objectif de mettre aux standards internationaux ses modes opératoires, assurer la protection des épargnants, la transparence des opérations sur le marché des capitaux et le respect des règles de bonne gouvernance pour les opérateurs et acteurs du secteur. Parmi ces réformes d'importance, on citera la loi 44-12, promulguée en décembre 2012, qui organise l'appel public à l'épargne en détaillant les modalités et informations exigées des personnes morales et organismes faisant appel public à l'épargne (APE). C'est dans ce cadre qu’il convient d'appréhender la nouvelle circulaire de l'Autorité Marocaine du Marché des Capitaux qui vient préciser de nouvelles modalités destinées à déterminer les obligations que les émetteurs sont tenus de respecter dans le cadre de l'APE, lors de la réalisation des opérations financières et pendant la durée de vie des titres émis ou cédés dans le public.

• En marge de la réunion annuelle de l’International Development Finance Club (IDFC), le directeur général de la CDG Capital, Hamid Tawfiki, a assuré que la réalisation des objectifs de développement durable à l'horizon 2030 nécessite de faire évoluer les politiques publiques ainsi que les processus décisionnels des organisations du secteur privé et des acteurs financiers, souvent motivés par des considérations à court terme. « Nous devons concilier perspectives quantitatives et objectifs qualitatifs, impacts à long terme et bénéfices à court terme » a-t-il dit, soulignant que la mobilisation de tous les acteurs, publics et privés, nationaux et internationaux, de tous les pays, est essentielle pour passer à la création de portefeuilles de financement et d'investissement cohérents dans leur ensemble avec les ODD de manière systémique et durable. Ainsi, une architecture financière internationale plus collaborative et coordonnée est essentielle pour permettre des investissements dans le développement durable dans le monde entier, a-t-il constaté. 

Le Canard libéré 

• Tanger Med II dont les travaux ont démarré en 2010 est enfin prêt. Et c'est SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan qui a représenté le Souverain à la cérémonie d'inauguration qui a eu lieu vendredi 28 juin. Voisin de son aîné Tanger Med I en service depuis 2007, d'un investissement de 26 milliards de DH, dont 14 milliards pour l'Agence Tanger Med et 12 milliards pour les concessionnaires, cette nouvelle plateforme portuaire portera à terme la capacité totale des terminaux à conteneurs du complexe à 9 millions d'EVP (équivalent vingt pieds). Ce qui consolide son statut d'être l'un des plus importants hubs de transbordement en Atlantique et en Méditerranée tout en confortant la place du Maroc en tant que plateforme maritime de référence dans la région.

• La Fondation ONA-Villa des Arts de Rabat, l'ambassade d'Italie, l'Institut Culturel Italien et le Musée MAXXI à Rome organisent, jusqu'au 3 octobre, une exposition inédite sous le thème « Classic reloaded mediterranea ». Cette exposition dévoile une partie de la collection du Musée MAXXI (Musée national des arts du XXIème siècle), considérée comme « l’ambassadrice du dialogue entre les peuples et instrument de diplomatie culturelle ». L’exposition propose « la revitalisation d'un patrimoine identitaire commun, une base culturelle et artistique grâce à laquelle il est possible d'aller de l'avant pour reprendre un dialogue, pour faciliter la compréhension entre les peuples, aujourd'hui plus nécessaire que jamais, le véritable antidote contre le fondamentalisme ».

Le Temps : 

• C'est fait. Le secteur bio a désormais son Salon. Bio Expo a récemment ouvert ses portes à Casablanca. L’objectif principal demeurant la sensibilisation du consommateur à la nécessité de consommer bio pour préserver sa santé. Au lieu d'être un luxe, consommer bio est devenu presque une nécessité de santé. Pour Salaheddine Mezouar, Président de la CGEM, «Bio Exxpo Maroc » est un moment privilégié qui offre dynamiquement aux visiteurs et aux exposants une opportunité, pour les uns, de s'enquérir des nouveautés dans le secteur et, pour les autres, d'échanger et de s'enrichir de leurs expériences mutuelles». Si le citoyen lambda ne sait pas toujours avec précision ce qu'est réellement un produit bio, et si les opérateurs ne sont pas tous au fait de ce qui se fait en termes de proximité, ce Salon est venu combler ces deux lacunes non seulement dans le domaine alimentaire, mais aussi des cosmétiques, des compléments alimentaires, des tissus, jouets et autres produits labélisés bio. 

• Faut-il réinventer l’école au Maroc ? Oui, assurément, il faut la repenser, la ré-imaginer en profondeur. Un chantier permanent qui passe nécessairement par un nouveau modèle de gouvernance basé sur la contractualisation, la responsabilité, la simplification des procédures, le professionnalisme, le renforcement des capacités des ressources humaines de l'enseignement, ainsi que l'intégration des nouvelles technologies de communication dans la gestion de toutes les composantes du système éducatif. C'est d'ailleurs ce que dispose le dernier projet de loi qui a fait (qui fait toujours) l'objet d'un large débat public. Un nouveau mode de financement du système éducatif devra, pour ce faire, être mis en place. La Banque Mondiale apporte son soutien au processus en ouvrant les vannes du financement. Une enveloppe de 500 millions de dollars (environ 4 milliards de DH) vient d'être annoncée par l'institution financière pour étayer les efforts du Royaume dans ce domaine.

Maroc Hebdo :

• Près de 18 ans après le lancement du plan de relance du secteur du tourisme par les stations balnéaires, le bilan est faible. Sur les 128.500 lits prévus, somme toute, aujourd'hui, la capacité cumulée dépasse à peine 11.000 lits (pour 17 hôtels). Les autres stations peinent à voir le jour, faute d'investisseurs crédibles ou tout bonnement d'investisseurs pouvant consentir des fonds colossaux. Le grand problème, c'est que l'Etat n'a pas réussi à créer des destinations touristiques au lieu de rester concentré sur la station elle-même. Les mauvais choix en termes de localisation (trop éloignée, sites isolés), aménageurs inadéquats, modèle de station inadapté au Maroc..., les délais de réalisation trop longs et les fonds nécessaires élevés pour des profils de promoteurs immobiliers en sont la cause. 

• Casablanca et Rabat sont les deux villes les plus chères du Maghreb selon l’étude du cabinet Mercer, société de conseil britannique en ressources humaine, sur le coût de la vie pour les expatriés. Ainsi, s’expatrier dans une ville étrangère peut coûter cher ou à contrario être bénéfique pour ses finances et notamment en Afrique du Nord. La 25eme édition du rapport réalisé par Mercer sur le coût de la vie place effectivement Casablanca à la 128ème place entre Athènes (Grèce) et Bratislava (Slovaquie) et reste stable par rapport à 2018. Dans ce classement comptabilisant 209 villes du monde, Rabat arrive à la 160ème position. Les villes marocaines sont donc les plus onéreuses de la région.

Le Reporter :

• Avec GMT+1, le Maroc se rapproche des fuseaux horaires adoptés par les principaux partenaires économiques du Royaume…Le secteur privé peut ainsi s'aligner aux horaires de travail en Europe, notamment en ce qui concerne les opérateurs de l'Offshoring (centres d'appels) qui doivent s'aligner aux horaires imposés par leurs donneurs d'ordre, pour la plupart basés en Europe. Ainsi les entreprises marocaines peuvent aborder confortablement et sur la même longueur d'onde les rendez-vous avec leurs partenaires européens (téléconférences, etc.). Les effets bénéfiques du passage définitif vers le GMT+1 se mesurent à l'aune du nombre d'heures supplémentaires de lumière du soleil. Certaines activités, en particulier celle des BTP verront leur rendement augmenter sensiblement, parallèlement à l'allongement de la durée du jour et à l'amélioration de la quantité de lumière naturelle disponible. Appliqué au Maroc depuis 2008, 1'horaire GMT+1 permet d'améliorer la marge de réserve électrique pendant les heures de pointe. Les gains en puissance ont atteint 92 MW en 2014, ensuite 84 MW en 2016, puis 91 MW en 2017, selon les chiffres de l'ONEE. 

• « En tant que complexe portuaire d'envergure, Tanger Med a permis la création de pas moins de 75.000 emplois. La mise sur pieds de cette structure gigantesque a nécessité la mobilisation de 88 milliards de dirhams (MMDH) », a affirmé Fouad Brini, président du Conseil de surveillance de l’Agence spéciale Tanger Méditerranée (TMSA). « Avec un investissement supplémentaire de l'ordre de 9 MMDH, réparti sur les cinq prochaines années, on peut dire que Tanger Med poursuivra son développement. Cet investissement visera le renforcement de la compétitivité logistique de Tanger Med et consolidera davantage le positionnement du Maroc en tant qu'acteur incontournable dans le domaine de la logistique, au niveau mondial », a-t-il dit dans un entretien.

La Vie éco : 

• IFRS : Très peu de publications financières respectent les normes en vigueur ! La rétention de l'information financière n'est pas près de disparaître ! Le constat est d'autant plus inquiétant qu'il concerne des structures censées être transparentes et disposant d'organes de gouvernance bien établis. Il s'agit en particulier des entreprises qui consolident leurs comptes via les normes IFRS (normes internationales de reporting financier). Alors que ce référentiel universel, le plus abouti en matière comptable, vise à traduire l’image la plus fidèle de l'entreprise à ses partenaires, chacun selon sa qualité (investisseur, banquier, fournisseur, créancier...) et avec une abondance d'indicateurs et d'explications, les publications financières des entreprises ne respectent pas le gros des normes exigées. Représentants des consolideurs financiers, commissaires aux comptes, managers senior dans de grands cabinets d'audit, directeurs financiers de grands groupes et banquiers s'accordent à dire que l'on est encore loin du degré d'ouverture et de précision de l'information financière recherché à travers les normes IFRS.

• Le rescrit fiscal, dispositif très attendu et longtemps revendiqué par les milieux des affaires, n'a pas du tout la cote ! C'est ce que laissent conclure les données fournies par la Direction générale des impôts (DGI). Selon cette dernière, le recours à cette procédure légale -introduite dans le code général des impôts en 2018- et qui permet à un contribuable de pouvoir soumettre son projet à l'avis préalable de l'administration fiscale et d'obtenir la réponse formelle sur le traitement fiscal qui lui sera réservé, n'a pas dépassé une dizaine de demandes. «Ce sont surtout des consultations préalables de quelques grands industriels à propos de leurs projets d'implantation, et aussi d'entreprises marocaines ayant des liens directs ou indirects avec des groupes étrangers à propos d'opérations bien définies», informe une source à la DGI. Par nature d'agent demandeur, les grands groupes représentent entre 70 et 80% des cas de rescrits. 

Challenge :

• Malgré les progrès techniques enregistrés, l'agriculture marocaine continue à dépendre des aléas climatiques. Aussi, l’ « année agricole » continue à garder ses spécificités, notamment dans le domaine fiscal. Une nouvelle rationalité multidisciplinaire s'impose. L'Etat, à travers des dispositions fiscales intelligentes, peut appuyer cette vision nouvelle. Par ailleurs, la phase transitoire de refiscalisation se termine cette année, le 31 décembre 2019. Les exploitations agricoles réalisant un chiffre d'affaires inférieur à 5 millions de dirhams continueront à bénéficier de l'exonération de l'impôt, de manière permanente. Durant les cinq premières années après retour à l’impôt, les exploitations agricoles imposables devront appliquer un taux réduit, soit 17,5% en matière d'IS et 20% en matière d'IR. Après cette période de 5 ans, c'est le retour au taux normal d'imposition en vigueur. Mais le fait d'être ou non imposable à l'impôt doit être distingué des obligations fiscales déclaratives.

• Bonne nouvelle pour les startuppeurs marocains. L'Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), vient de lancer un programme d'accélération de startups innovantes, développé en collaboration avec le groupe OCP et sa filiale OCP Africa. Il s'agit d'un dispositif d'accompagnement de classe mondiale conçu avec MassChallenge, réseau mondial d'accélération de startups, sans prise de participation centré sur l'impact. Baptisé «Impulse», ce programme ambitieux à dimension internationale a été conçu dans l'objectif de donner une forte impulsion aux startups innovantes ayant développé des prototypes de produits commercialisables dans quatre secteurs liés à la chaîne de valeurs du Groupe OCP, à savoir l'agri Tech, les biotechnologies, les technologies minières ainsi que les sciences des matériaux et nanotechnologie. Impulse sera d'ailleurs ouvert à la participation d'autres entreprises marocaines et internationales. 

L’Observateur du Maroc et d’Afrique 

• Transformer les déchets ménagers en un combustible solide de récupération RDF est aujourd'hui possible au Maroc grâce à Géocycle Maroc, filiale de LafargeHolcim Maroc spécialisée dans le traitement des déchets. Le processus se déroule à Oum Azza située à 17,5 km de Rabat, première plateforme du genre au Maroc. Elle devient la première plateforme capable de transformer en un combustible solide de récupération (RDF), préparé à partir de déchets combustibles pour être brûles dans des chaudières ou fours adaptés tels que ceux des cimentiers. De 90.000 tonnes de déchets, l’usine produit 50.000 tonnes de RDF. « Cette technologie écologique permet l'accroissement de la durée de vie du foncier de la décharge de 2 ans, la réduction du tonnage enfoui (9okT/ an) et la production d'un combustible local, se substituant aux importations de combustibles fossiles en devises fortes », note Hind Baddag, directrice générale de Géocycle Maroc.

• L’accession des femmes aux postes à responsabilités et l’égalité homme-femme évoluent positivement ces dernières années sur le continent africain. C’est ce qui ressort des résultats d'une nouvelle étude dédiée à la perception de l'évolution de la place des femmes en Afrique et à l'émergence d'une nouvelle génération de leaders féminins, dévoilés à Marrakech. Ainsi, la société civile et les petites et moyennes entreprises sont les témoins de cette dynamique. Ainsi, 96% des sondés, croient que l'émergence d'une nouvelle génération de leaders féminins à vocation à s'accélérer. Les résultats de l’étude sont d'ailleurs une illustration forte de cette tendance, et confirment les transformations à l'œuvre sur tout le continent. Une évolution qui se confirme d'ailleurs par des données économiques signifiantes. D'après cette étude, l’Afrique est aujourd'hui le continent de l’entrepreneuriat au féminin.


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