MAP le Samedi 29 Juin 2019

Revue de presse hebdomadaire




Rabat - Voici les principaux titres développés par la presse hebdomadaire:

La Vie Eco :

• Dans enquête réalisée par le cabinet VQ pour le compte de La Vie éco sur ce que représente la retraite pour les Marocains , les sondés parlent spontanément de repos (27,5%), du travail (10,5%), voyages (5%), tranquillité (5%) et liberté (4,5%). Seulement 15,5% des répondants assimilent, du premier coup, la retraite à la baisse des revenus. Visiblement, ce n'est pas un sujet très angoissant au Maroc, contrairement aux pays européens, par exemple, où il fait générer de grandes colères sociales. D'ailleurs, la retraite ne vient qu'en quatrième position parmi les préoccupations actuelles des actifs sondés (63,5%), loin dernière la santé (97,5%), l'activité professionnelle actuelle (93,5%), le pouvoir d’achat (88%). 

• Le coût de la pollution de l'air correspond à une moyenne de 9,7 milliards de dirhams, soit 1,05% du PIB (2014). Tirée de l'étude intitulée «Le coût de la dégradation de l'environnement au Maroc », réalisée par la Banque Mondiale en collaboration avec le ministère chargé de l'environnement, cette étude précise que « le coût total de la pollution de l'air est estimé entre 6,3 et 13 milliards de DH. Le coût lié à la pollution de l'air extérieur représente 0,79 % du PIB alors que le coût lié à la pollution de l'air intérieur s'élève à 0,26 % du PIB ». Or, les estimations liées à la pollution de l'air extérieur ne couvrent que les villes pour lesquelles les données de surveillance étaient disponibles en 2014. Par conséquent, l’évaluation finale sous-estime les impacts réels de la pollution de l’air sur la santé. 

Telquel : 

• Les Marocains dans l’œil du CIRDI. Défenseur du marché libre et de l'entreprise privée, le Maroc a acquis au cours des dernières décennies la confiance des investisseurs étrangers. Preuve en est, le petit nombre de litiges économiques auxquels le pays a été confronté: trois seulement sur la période allant de 1965- date de création du CIRDI, Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements- à 2018. Basé à Washington et placé sous le contrôle de la Banque Mondiale, le CIRDI est le plus puissant tribunal d'arbitrage d'investissements. 

• Les acteurs du système de retraite marocain tirent la sonnette d'alarme. A l'occasion du forum CDG Prévoyance qui vient de se tenir à Rabat, Abdellatif Zaghnoun, directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), a rappelé les chiffres démographiques alarmants sur le vieillissement de la population. L'espérance de vie des Marocains se prolongera de 5 ans, passant de 75 ans en 2014 à plus de 80 ans en 2050. L'effectif des personnes âgées de 60 ans et plus, quant à lui, passera à 10 millions en 2050, contre 3 millions en 2014. Selon les dernières estimations de l'Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), le taux de couverture retraite ne dépassait pas 42% en 2017. Le système actuel ne peut donc subvenir aux besoins des futurs retraités. 

La nouvelle Tribune : 

• L’opération de cession de 8% de la participation de l’État n'engendrera aucun changement dans la gouvernance de Maroc Telecom. Lors de la cession de 6% du capital de Maroc Telecom sur le marché de blocs, le Régime collectif d'allocation des retraites (RCAR) et la Caisse marocaines des retraites (CMR) ont cumulé à eux deux les 2/3 de l'attribution de l'opération, soit 4 milliards sur 6 milliards. Un des conseillers explique que la cession de 8% de Maroc Telecom, représentant 9 à 10 milliards de dirhams au cours de bourse, s'avérait être la plus grosse opération jamais réalisée sur le marché marocain. Et, sur une valeur existante déjà très liquide, cela risquait d'engendrer des conséquences indésirables sur le cours. Ce constat a conduit une structuration en deux opérations distinctes. L'une sur le marché de blocs, l'autre sous forme d'offre publique de vente sur le marché central. A ce titre, tous les investisseurs marocains sans exception ont été consultés sur leur demande. Les ordres récoltés, l'allocation a été faite par pondération. Donc, le RCAR et la CMR auraient tout simplement demandé plus que leurs confrères !

• La Bourse de Casablanca a lancé la 7ème Cohorte Elite Maroc. Pour l’occasion, elle est composée de 12 entreprises réalisant un chiffre d'affaires global de 1,2 MMDH, opérant dans 12 secteurs et employant près de 2500 personnes. Avec cette 7ème cohorte, la bourse de Casablanca ancre son engagement à soutenir les entreprises marocaines dans leur accès au financement, contribuant ainsi à la construction d'un tissu économique solide composé d'entreprises pérennes. Sur ce sujet, Karim Haji, directeur général de la Bourse de Casablanca, tient à préciser que "Elite Maroc est un programme qui sert le développement économique du Maroc et de la région. Sa force réside dans sa capacité à apporter des réponses concrètes à des problématiques réelles vécues par les entreprises".

Le Reporter :

• Anas Doukkali, ministre de la santé, a affirmé dans un entretien que les dépenses de santé « ont atteint 6% du PIB au Maroc, ce qui est une bonne proportion en comparaison avec des pays comme la Turquie, la Grèce, le Mexique et l'OCDE : 9% ». Pour continuer à supporter les besoins, il a préconisé des « financements innovants », la couverture médicale de base élargie, mais aussi une « meilleure gestion », une « meilleure rationalisation » et une « mobilisation des ressources ». Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire, il a aussi l’importance capitale d’une « fiscalité orientée santé, encourageant tout ce qui est prévention et finançant, tout ce qui est soins de santé de base, soins de santé en général et les prises en charge sanitaires ». •Une convention de partenariat a été signée à Assa pour le développement des palmiers et la promotion de la production des dattes sur une superficie de 1.200 hectares au niveau de la province d’Assa-Zag. Le coût global de ce projet est estimé à 129,96 millions de dirhams (96 MDH d’investissement public et 33 MDH privé). Après la réalisation de 1.200 ha, objet de la convention, les signataires s’engagent à l’élargissement de la plantation des palmiers dattiers à travers la création de nouvelles palmeraies sur une superficie de 3.000 ha. Ce projet vise le développement de la production des dattes et la création de la richesse et des postes d’emploi dans cette zone oasienne qui dispose d’importants atouts permettant de promouvoir la plantation et l'exploitation des palmiers et de drainer davantage d’investissement pour cette filière. 

Le Temps : 

• L’indice des prix des actifs immobiliers a régressé de 0,2% au cours des trois premiers mois de 2019 en comparaison avec la même période de 2018. Cette baisse résulte du repli de 0,3% des prix du résidentiel et de 0,5% des prix des biens à usage professionnel tandis que les prix des terrains ont progressé de 0,3%. Concernant les transactions, elles se sont appréciées de 1,1% avec un accroissement de 4,5% pour le résidentiel. En revanche, les ventes des terrains et des biens à usage professionnel ont reculé de 7,4% et de 4% respectivement. 

• La présentation par la société nationale des Autoroutes Du Maroc (ADM) de ses principales réalisations durant la période 2015-2018, devant la Commission parlementaire chargée du contrôle des finances publiques, a été riche en informations. L'opérateur autoroutier a en effet révélé avoir investi près de 6 milliards de DH durant cette période. En 2017, la société a adopté une nouvelle stratégie fondée sur le redressement de la situation financière, la priorisation de la relation client-usager, l'adoption d'une nouvelle politique de ressources humaines et la mise en place d'une démarche sociale et environnementale. Durant la période précitée, la société a investi près de 6 milliards de DH, dont 5 milliards de DH pour la construction de nouveaux tronçons routiers, 310 millions de DH pour l'élargissement des stations de péage et 439 millions de DH pour construction de nouveaux échangeurs. 

Challenge :

• C'est une première sur tout le continent africain. La CGEM vient de sceller un accord avec la Banque africaine de développement (BAD) en vue de bénéficier de son appui dans l'accompagnement des entreprises marocaines sur les marchés subsahariens. Mohamed Laâziz Kadiri, président de la Commission « Diplomatie, Afrique et Sud-Sud» de la CGEM, a affirmé dans un entretien que cet accord « viendra renforcer la feuille de route de la Commission qui prévoit de construire une plateforme/ cartographie des échanges import/export par produit et par pays, afin de faciliter à nos membres la lecture des marchés et leur donner plus de visibilité sur les opportunités d'investissement et de co-investissement, surtout pour les PME/PMI qui sont cœur de notre plan d'action ». 

• Cantonnée auparavant dans le contrôle a priori de constitutionnalité des lois et le contentieux électoral des membres du Parlement, la Cour constitutionnelle était à l'abri des lumières et méconnue du grand public. Grâce au mécanisme d'exception d'inconstitutionnalité, elle va sortir de l'ombre et sa position au sein de l'organisation étatique sera nettement renforcée. Dorénavant, tous les justiciables auront la possibilité d'entrer en relation directe avec elle, et ce, sur un terrain très sensible, celui de la garantie de leurs droits et libertés. En effet, le mécanisme d'exception d'inconstitutionnalité permet à chaque justiciable de contester, au cours d'un procès devant n'importe quelle juridiction du pays, la constitutionnalité d'une disposition législative applicable à son affaire, au motif qu'elle porte atteinte aux droits et libertés fondamentaux garantis par la Constitution.

Le Canard Libéré :

• Quelque 212.169 candidats au bac issus de l'enseignement public et prive ont été admis lors de la session ordinaire de l'examen national normalisé du baccalauréat, soit un taux de réussite de 65,55% contre 57,36% en 2018. Ce qui représente une hausse de 8,19% par rapport à celui de l'année dernière. Cette hausse a quelque chose de paradoxal puisqu'il est intervient au cours d'une année marquée par la grève des enseignants qui a duré plusieurs mois. Ce qui a dû impacter en principe les étudiants.