Menu
eMouaten : Tenue à Rabat du 2ème Consortium universitaire africain pour le développement de l'enseignement virtuel Rabat - L'U… https://t.co/TbCjNRrZwY

eMouaten : Bulletin de Veille
Twitter
Newsletter
Rss



              
MAP | Reproduit ici le Mercredi 17 Avril 2019 à 12:50

Revue de la presse quotidienne internationale maghrébine




Tunis - La situation sociale en Tunisie et l'élection présidentielle en Mauritanie viennent en tête des thématiques traitées, mercredi, par plusieurs quotidiens dans ces deux pays maghrébins.

Sous le titre "Folklore politique...", "Le Quotidien" tunisien écrit qu'une vaste campagne de lutte contre la spéculation est menée ces derniers jours tambour battant par les autorités compétentes dans le cadre, dit-on, des préparatifs pour le mois de Ramadan.

Selon les dernières statistiques officielles, cité par le journal, cette opération coup-de-poing qui a ciblé notamment les entrepôts frigorifiques a permis la saisie de plusieurs centaines de tonnes de légumes et de fruits. 

Il relève que les agents du contrôle économique qui ont fait preuve d'une fermeté inhabituelle ont également procédé à la confiscation de 36,5 tonnes de produits subventionnés, tels que les pâtes alimentaires et la farine, 25.382 litres de lait également subventionné, près de 180 mille œufs et 800 mille boîtes de conserves alimentaires. 

"Les autorités sortent enfin de leur léthargie. Un réveil en sursaut apparemment qui n'est ni fortuit, ni spontané. Il fait suite à la grogne populaire qui monte depuis quelque temps en raison des hausses successives des prix des carburants et des produits de consommation courante, fait-il observer. 

"C'est le même folklore qui se reproduit inlassablement. Nos gouvernants ne daignent réagir que quand ils se retrouvent dos au mur ou que la marmite populaire chauffe dangereusement. Une véritable lutte contre la spéculation ne peut s'accommoder à ce manège circonstanciel", commente-t-il.

Il souligne que c'est une action permanente qui doit s'inscrire dans la durée et qui requiert une veille de tous les instants et une mobilisation quotidienne, rappelant que tout le monde est au courant des ravages causés par les spéculateurs qui saignent à blanc le pouvoir d'achat des citoyens et soufflent le chaud et le froid sur le marché.

Pour "Le Temps", il suffit d'un peu de bonne volonté de l'Etat, de son administration et de ses fonctionnaires, pour se faire de l'argent qui alimente les caisses du Trésor public.

Dans ce domaine, il n'y a qu'à voir les sommes récupérées à travers les saisies de marchandises de contrebande, pour se rendre compte qu'il y a plus à gagner, pour le pays, lorsqu'on met le paquet pour contrecarrer la contrebandiers, la spéculation et les malversations, il est certain qu'on peut obtenir plus que ce qui est acquis en raclant dans les portefeuilles du pauvre contribuable, note-t-il. 

Il fait observer que ces derniers temps, il semble que les pouvoirs publics ont tenu le taureau par les cornes, pour mettre fin, ou du moins limiter les dégâts causés par les malfrats et les corrompus.

Il précise que les moyens sophistiqués acquis pour la surveillance des frontières et pour donner des outils de travail aux forces sécuritaires et militaires, ainsi qu'au service des douanes, y sont, certainement, pour quelque chose. 

En parallèle, l'espoir est que les agents de ces services et d'autres encore, comme ceux de la fiscalité, des services financiers et ceux du commerce comprennent qu'on n'a plus le droit de s'enrichir d'une manière illicite, sans rendre compte et payer leurs méfaits, ajoute-t-il. 

Pour la publication, le maître-mot doit être l'efficacité et la rentabilité, parce qu'il n'est plus d'actualité de payer des fonctionnaires pour ne rien faire, même si cela peut mécontenter quelqu'un ou quelques organisations parce que l'avenir du pays dépend de la manière dont on va gérer les affaires courantes, au niveau du contrôle économique et commercial, des services fiscaux. 

Pour sa part, "La Presse de Tunisie" revient sur les déclarations du ministre tunisien des Finances, Ridha Chalghoum dans lesquelles il souligne que "l'Etat ne peut supporter à lui seul la volatilité des prix des hydrocarbures au risque de compromettre gravement l'investissement, les transferts sociaux et les autres priorités vitales du pays ou de creuser encore davantage les niveaux d'endettement".