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Revue de la presse européenne quotidienne internationale du 14/06/2018


Jeudi 14 Juin 2018 Par MAP




Varsovie - Divers sujets retiennent l'attention de la presse de l'Europe orientale de ce jeudi, notamment l’opposition de la Pologne à la construction du gazoduc Nord Stream 2, l'avenir des relations entre la Russie et la Chine, la fermeté du chancelier autrichien face à l'immigration clandestine, ainsi que l'opposition des nationalistes grecs et macédoniens contre l'accord sur le nouveau nom de la république de Macédoine. En Pologne, les journaux reviennent sur l’opposition affichée par la Pologne à la construction du gazoduc Nord Stream 2 reliant la Russie et l’Allemagne via la mer Baltique. 

Le journal, "Onet Biznes" écrit que la Pologne a décidé de présenter lundi prochain une note officielle auprès du Conseil de l'Union européenne l’informant de son opposition à la construction du gazoduc Nord Stream 2 reliant la Russie et l’Allemagne à travers la mer Baltique, ajoutant que le plus important n'est pas de susciter une réaction positive de la part des pays concernés mais d'attirer l'attention sur les risques que représente de ce projet".

Le journal relève que la Pologne sait pertinemment que sa position ne va pas recueillir une réaction enthousiaste notamment de la part des pays de l'Europe occidentale qui bénéficient du projet gazier, contrairement aux pays de l’Europe orientale comme l’Ukraine, qui sera lésée tant au niveau économique que politique, au moment où la Russie aspire à consacrer davantage son hégémonie sur le marché énergétique européen.

Abordant le même sujet, ''Nasz Dziennik'' estime que ''la position de la Pologne concernant le projet russe n'a pas reçu le soutien nécessaire de la part de la majorité des pays européens, qualifiant toutefois cette position de courageuse et à portée symbolique et historique car elle vise à tirer la sonnette d'alarme sur les retombées négatives du projet russe sur l'avenir de l'unité et la sécurité énergétique de l'Europe , et à montrer qu'il s'agit d'une tentative visant la balkanisation de certains pays et leur exclusion sur le plan économique.

"Aujourd’hui, les pays de l'UE ont besoin de diversifier leurs sources énergétiques au lieu de dépendre d'un seul fournisseur'' car cette diversification, poursuit le journal, est le seul moyen de garantir l’avenir de la sécurité énergétique en Europe.

Son confrère ''Puls Biznesu'' observe que la position de la Pologne vis-à-vis du projet Nord Stream 2 pourrait contribuer à son isolement lors de la prise de décision dans la sphère européenne.

Selon le journal, "le monopole de la Russie sur le marché énergétique européen permet de soulager la pression politique européenne sur Moscou , ajoutant que de tels projets ne peuvent que servir les intérêts de certains États, en l’occurrence, l'Allemagne et les Pays- Bas, alors que le Traité de l'Union européenne stipule que tous les projets stratégiques au sein de l'Union doivent être approuvés à l'unanimité. 

En Autriche, le quotidien ''Kurier'' rapporte que le chancelier autrichien Sebastian Kurz a annoncé mercredi la création d'un "axe" entre les ministres autrichien, allemand et italien de l'Intérieur pour lutter contre l'immigration illégale dans l'Union européenne et ce, à l'issue d'une entrevue à Berlin avec le ministre allemand de l'Intérieur, Horst Seehofer.

"Il y a de plus en plus d'arrivées en Grèce, de nouvelles évolutions sur la route albanaise. Je pense qu'il est important de ne pas attendre la catastrophe, comme en 2015, mais d'agir contre à temps", a déclaré M. Kurz, cité par le journal, notant que le chancelier conservateur s'est également félicité du fait que de nombreux pays de l'Union européenne sont désormais pour des solutions de fermeté face à l'immigration clandestine, citant en particulier les Pays-Bas et le Danemark, la Hongrie, la Pologne et la république tchèque. 

Sur tout un autre registre, le quotidien ''Die Presse'' commente la rencontre historique mardi à Singapour entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président américain Donald Trump, vantent l'approche diplomatique du chef d'Etat américain. 

Le journal souligne que le président des Etats-Unis peut revendiquer la paternité d'une certaine détente dans la péninsule coréenne. 

''Avec la ''diplomatie de dealmaker'' qui lui est propre, Trump a enfoncé une porte à laquelle les autres n'auraient pas même osé frapper. Tout dépendra à présent de la concentration dont fera preuve son gouvernement pour concrétiser l'option diplomatique. Mais là où les méthodes traditionnelles avaient échoué, Trump vient de faire une percée. Il peut dès aujourd'hui se targuer d'avoir décrispé la situation dans la péninsule coréenne (avec l'aide du président sud-coréen et la légère pression de la Chine). On doit lui reconnaître ce mérite'', écrit le journal.

En Grèce, le quotidien ''Ta Néa'' note que l'accord entre Athènes et Skopje pour rebaptiser en Macédoine du Nord l'ex-République yougoslave a indigné les opposants de droite des deux côtés de la frontière mercredi, pesant sur l'issue finale du règlement, indiquant que les responsables de droite dans les deux capitales ont affiché leur volonté de faire trébucher l'accord, pas encore officiellement ratifié.

Le journal fait savoir que le président macédonien proche de l'opposition nationaliste, Gjorge Ivanov, a annoncé qu'il ne le signerait pas. "C'est ma position finale et elle ne changera pas sous la pression", a-t-il affirmé dans un message à la nation, cité par le journal qui souligne qu'en vertu de la constitution macédonienne, M. Ivanov ne peut opposer son veto qu'une fois à une ratification parlementaire, et ne peut pas contrer le résultat d'un référendum.

De même, le rival conservateur de M. Tsipras, Kyriakos Mitsotakis, dirigeant du parti ''Nouvelle-Démocratie'' a, pour sa part, agité la menace d'une motion de censure, qui pourrait être déposée jeudi ou vendredi. Dénonçant peu après l'annonce mardi de ce compromis, un "mauvais accord", et déniant au Premier ministre toute "légitimité" pour engager le pays.

De même, le quotidien ''Kathimerini'' rapporte que le chef de l'opposition macédonienne du VMRO-DPMNE de droite nationaliste, Hristijan Mickoski, a lui dénoncé dans une conférence de presse une "trahison des attentes des citoyens", une "capitulation", indiquant qu'en Macédoine, l'accord doit passer le cap d'un référendum cet automne, et d'un vote au Parlement, à majorité qualifiée, sur la révision constitutionnelle tandis que en Grèce, la saisie du Parlement, à la majorité simple, n'est prévue qu'une fois remplies les conditions posées à Skopje.

Le journal relève qu'une motion de censure de l'opposition pourrait toutefois compliquer la tâche du Premier ministre Alexis Tsipras au vu des divisions au sein de son gouvernement. Son allié souverainiste, le ministre de la Défense Panos Kammenos, chef du parti ''Grecs indépendants'' a réaffirmé mardi son opposition au compromis.

Et d'ajouter que les opposants grecs à tout partage du nom de la Macédoine ont de leur côté annoncé de nouvelles manifestations à Athènes, vendredi matin et samedi soir. En Russie, le journal ''Vedomosti'' continue à s'intéresser à la dernière visite effectuée par le Président russe Vladimir Poutine en Chine, au cours de laquelle il a eu des discussions intenses avec son homologue chinois Xi Jinping et participé au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai.

Le journal rappelle que la Russie et la Chine ont à cette occasion signé des contrats d'un montant estimé à des milliards de dollars, portant notamment sur la construction de deux unités supplémentaires dans la centrale nucléaire de Tianwan, et la construction de la nouvelle centrale nucléaire de Xudabao, notant que selon des experts, les entretiens des deux dirigeants ont défini le ton des relations entre Moscou et Pékin au cours des prochaines années.

Sur un autre registre, le journal ''Izvestiya'' s’est fait l’écho de la déclaration du vice-président du Conseil et ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini, selon laquelle, la Russie est le principal allié de l'Occident dans la lutte contre le terrorisme, mettant l’accent sur «la nécessité de coopérer avec Moscou sur les grandes questions d’ordre international».

Le responsable italien, ajoute le journal, a salué l’appel du président américain Donald Trump à la réintégration de la Russie au G7, lors du Sommet du groupe tenu les 8 et 9 juin au Canada, notant que Moscou est considéré comme un acteur majeur sur la scène internationale.

''Comparativement à la position exprimée par des élites politiques européennes concernant les relations avec Moscou, la majorité des partis politiques italiens réclament une normalisation des relations avec la Russie et un élargissement de la coopération avec Moscou'', a dit Matteo Salvini, cité par le journal. 




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