MAP le Mercredi 22 Juillet 2020

Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine



Dakar - La crise au Mali, le parlement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l’Ouest, le barrage éthiopien La Renaissance et les implications de l'épidémie de coronavirus sont les principaux sujets traités par la presse africaine parue mercredi. Au Sénégal, +Le Soleil+ écrit que la deuxième session extraordinaire 2020 du parlement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été ouverte hier, notant que les députés ouest-africains ont, à partir de leurs 15 pays respectifs, pris part, par visioconférence, aux travaux dirigés depuis Abuja par le président de ladite institution sous-régionale, Sidie Mohammed Tunis.


Au moment où se tient cette session extraordinaire, la région ouest-africaine, à l’instar du reste du monde, se confronte à la pandémie de coronavirus, fait remarquer le journal, relevant que la CEDEAO a déjà pris des mesures fortes pour endiguer la maladie.

+WalfQuotidien+ s’intéresse de son côté à la situation au Mali. Il indique dans ce sens qu’après l’échec de la mission de la CEDEAO dirigée par l’ancien président nigérian, Godlove Jonathan, c’est au tour de Macky Sall, Mahamadou Issoufou, Alassane Ouattara et Nana Akufo-Addo, respectivement chefs d’Etat du Sénégal, du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Ghana de prendre le relais pour une solution de sortie de crise au Mali.

Ils sont attendus à Bamako demain jeudi, fait savoir la publication, estimant que cette mission est tellement difficile si l’on sait que l’opposition malienne campe sur ses positions.

Au Gabon, +l'Union+ écrit sous le titre "Pas sortis de l’auberge" que les autorités ont procédé, mercredi dernier, à la fermeture de plusieurs restaurants et hôtels de Libreville, pour non-respect du protocole sanitaire et absence d'autorisation d'ouverture dûment établie.

Et de commenter qu’il s’agit d’une douche froide pour ces professionnels qui avaient accueilli comme un soulagement le feu vert des autorités, dans le souci de relancer l'activité économique sur l'ensemble du territoire national. 

Son confrère +Matin Equatorial+ revient sur la nomination Rose Christiane Ossouka Raponda à la primature. Il indique que nommée Premier ministre, le 16 juillet dernier, en remplacement de Julien Nkoghe Bekale, Rose Christiane Ossouka Raponda devient la première femme à occuper ce poste prestigieux au Gabon.

Et d’expliquer que sa promotion, elle la doit particulièrement à ses compétences et à son expérience d’autant plus que sa mission a été clairement définie, à savoir pallier à l’urgence du redressement de l’économie profondément touchée par la crise de coronavirus.

En Ethiopie, +ETHIOPIAN MONITOR+ revient sur l'annonce faite par le bureau du Premier ministre selon laquelle le premier remplissage du grand barrage La Renaissance a été atteint.

Ce premier remplissage a été atteint grâce aux pluies qui se sont abattues au cours des deux dernières semaines, ajoute le média éthiopien, notant que cette annonce est intervenue après la fin des négociations tenues mardi au sommet entre l'Ethiopie, l'Egypte et le Soudan.

Sur un autre registre, +ADDIS STANDARD+ rapporte que des hauts dirigeants du Front de libération du peuple du Tigray (FLPT) (parti d'opposition) ont été accusés par la police fédérale éthiopienne «d’avoir transmis des documents classifiés à des terroristes avec l'intention d'inciter à la violence». 

Les accusés ont été déférés lundi devant le tribunal pour la deuxième fois qui a ajourné l’audience à fin juillet courant, relève le média qui cite leur avocate.

Tous les accusés ont nié les accusations portées contre eux, précise le média éthiopien.

Au Rwanda, le quotidien +The New Times+ rapporte qu'un tribunal de première instance de Kigali a ordonné mardi 30 jours la détention provisoire pour l'ancien premier ministre rwandais Pierre-Damien Habumuremyi, arrêté au début du mois pour "délits financiers" commis entre 2018 et 2019.

Citant des sources proches du dossier, le journal indique que l’ex haut responsable est poursuivi par la justice pour abus de confiance et émission de chèques sans provisions d'une valeur de plus de 100.000 euros.

Lors de sa première comparution devant le tribunal, jeudi dernier, l’ancien secrétaire exécutif de la Commission électorale nationale a plaidé non coupable de tous les chefs mis à sa charge dans l'acte d'accusation, note la publication.

Sur un autre sujet, +KT Press+ écrit que le gouvernement pourrait revenir sur sa décision de rouvrir les établissements scolaires en septembre prochain.

Citant le premier ministre rwandais, le journal souligne que "le gouvernement pourrait maintenir ou reporter la date de la réouverture des écoles initialement prévue, en fonction du développement de la situation de l’épidémie du Covid-19".

Au Kenya, "The Star" écrit que les Kényans devraient se préparer à un nouveau verrouillage si les gouverneurs arrivent à convaincre le président Uhuru Kenyatta de réintroduire des restrictions pour lutter contre la flambée des infections Covid-19.

Déjà, certains chefs de comté avaient menacé qu'ils imploreraient le président de réimposer le verrouillage si le rythme alarmant de la pandémie se poursuit, rappelle la publication, ajoutant que le président a convoqué les gouverneurs vendredi pour la cinquième session extraordinaire du sommet de coordination des gouvernements nationaux et de comté.

Il y a eu une forte augmentation des cas de coronavirus à travers le pays depuis que les restrictions ont été assouplies le 6 juillet, note le journal, en soulignant que la réunion de vendredi examinera les mesures de confinement ainsi que l'impact des restrictions échelonnées.

Quarante-quatre des 47 comtés que compte le pays ont signalé des cas de Covid-19, à l'exception de Baringo, West Pokot et Samburu qui restent pour le moment indemnes.

Cité par le journal, le président du Conseil des gouverneurs, Wycliffe Oparanya, préfère le verrouillage des comtés où l'on signale une flambée des cas de coronavirus.

"Au cas où la situation deviendrait désastreuse, les gouvernements des différents comtés n'auront pas d'autre choix que de chercher, en consultation avec le président Uhuru Kenyatta, à verrouiller les comtés affectés pour contenir la propagation rapide et protéger des vies", avait averti Oparanya.

En RD Congo, "Forum des As" écrit, en citant le vice- ministre russe de la Défense Rouslan Tsalikov, que le premier vaccin de Russie contre le nouveau coronavirus développé par des virologues militaires russes de concert avec le Centre d'épidémiologie et de microbiologie russe Gamaleïa est déjà prêt.

Selon M.Tsalikov, les Forces armées russes disposaient d'un important potentiel scientifique et clinique pour mener de telles études et recherches, ajoute le journal.

“L'Avenir” revient sur les ordonnances présidentielles controversées portant nomination dans l'armée et la magistrature, contresignées par le vice-Premier ministre congolais, Gilbert Kankonde. Le Premier ministre Sylvester Ilunga note que l’intérim conféré à son vice-Premier ministre, ne lui donnait pas le droit de contresigner de telles ordonnances, rapporte l’auteur de l’article. 

Il pense que s'agissant d’un gouvernement de coalition, le contreseing du Premier ministre constitue, au-delà de sa nature juridique, le gage des équilibres des pouvoirs entre le président de la République et le Premier ministre qui est l’émanation de l’Assemblée nationale, ajoute-t-il.

En Afrique du Sud, +The South African+ rapporte que l'Agence nationale des chemins de fer (Prasa) compte recruter plus de 3.000 agents de sécurité, dans le but de protéger ses infrastructures ferroviaires qui subissent régulièrement des actes de vandalisme. 

Selon le ministre sud-africain des Transports, Fikile Mbalula, la compagnie publique a perdu près de 1 milliard de rands durant un peu plus de deux ans à cause des incendies de train, du vandalisme ciblant les centrales électriques, des troubles publics, des collisions de train ou des inondations, ajoute le journal. 

+Sunday Times+ s'arrête sur la crise de la compagnie aérienne sud-africaine (SAA). Citant le ministre des Finances, Tito Mboweni, le journal écrit que le gouvernement sud-africain ne s'est pas engagé à financer le plan de restructuration de la compagnie publique qui a été voté la semaine dernière par ses créanciers. 

La compagnie publique, qui a subi de lourdes pertes financières au cours de la dernière décennie, a besoin désormais d'au moins 1 milliard de dollars pour relancer son activité commerciale, ajoute le journal, signalant que le plan de restructuration envisage, entre autres, de réduire la flotte de la compagnie et de supprimer des emplois.

Au Mali, +Malijet+ rapporte que le président nigérian Muhammadu Buhari fera partie de la médiation ouest-africaine attendue jeudi à Bamako pour contribuer à apaiser le climat sociopolitique.

Le président Buhari accompagnera ses homologues du Sénégal Macky Sall, de Côte d'Ivoire Alassane Ouattara, du Ghana Nana Akufo-Addo et du Niger Mahamadou Issoufou.