MAP le Jeudi 16 Juillet 2020

Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine




Dakar - Le report des Jeux olympiques de la Jeunesse, initialement prévus en 2022 au Sénégal, la stratégie du Gabon pour relancer son économie et le début du remplissage du grand barrage éthiopien La Renaissance sont, entre autres, les principaux sujets qui font la Une des quotidiens africains parus jeudi.
Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine
Au Sénégal, +Le Soleil+ écrit que les Jeux olympiques de la jeunesse que devait abriter le Sénégal en 2022 ont été reportés à 2026, relevant que la proposition du président sénégalais Macky Sall a, en effet, été favorablement accueillie par Thomas Bach, président du Comité international olympique (CIO).

Selon le journal, le Sénégal et le CIO ont, d'un commun accord, décidé du report de cet évènement majeur à 2026, notant que l’accord a été approuvé hier par la commission exécutive du CIO et sera soumis, pour ratification, à la session du CIO de ce vendredi.

Son confrère +Sud Quotidien+ rapporte qu’alors que l’idée du couplage des élections législatives avec les municipaux et départementaux est de plus en plus agitée, le vœu de réunification de la famille socialiste peine toujours à se concrétiser.

Enjeu capital pour l’avenir du Parti socialiste (PS) qui a régné sur le Sénégal pendant quarante ans, cette réunion semble être une chance pour le PS de se remettre des neuf années de compagnonnage avec l’Alliance pour la République (APR/au pouvoir) dans la coalition présidentielle « Benno Bokk Yaakaar », estime l'auteur de l'article.

En Côte d'Ivoire, "Fraternité Matin" rapporte que la famille politique du défunt Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir) lui a rendu hommage, mercredi à Abidjan, en présence du président Alassane Ouattara. Dans une courte allocution, indique le journal gouvernemental, le président Ouattara a salué, pour la première fois, depuis son décès, la mémoire de son collaborateur désigné candidat du parti à la présidentielle d’octobre.

« Que vos prières l’accompagnent et lui permettent de veiller sur notre grand parti », a déclaré le président face à des milliers de militants, devant la famille du défunt et l’ensemble du gouvernement. Sur un autre registre, "Soir Info" fait savoir que la Côte d’Ivoire a enregistré ces dernières 24 heures, 238 cas de guérison, 366 cas confirmés de Covid-19 sur 1 829 échantillons prélevés, soit 20% de cas positifs et zéro décès.

A ce jour, souligne la publication, le pays compte au total 7 146 personnes guéries, 13.403 cas confirmés sur un échantillon total de 79 895, 6.170 cas actifs et 87 décès. Au Ghana, +Daily Guide+ rapporte que le ministre de la Santé, Kwaku Agyemang Manu, a affirmé que le gouvernement ne serait pas contraint de fermer des lycées en raison des craintes du COVID-19.

"Le nombre actuel de cas enregistrés dans certaines écoles n'est pas suffisant pour renvoyer les élèves chez eux", a relevé le ministre, notant que le gouvernement est déterminé à protéger tous les élèves des écoles touchées.

Son confrère, +Ghanaian Times+ indique qu'au total, 880 patients atteints du COVID-19 ont été déclarés guéris par le Ghana Health Service, ce qui porte le total à 21.067.

Au Gabon, +l'Union+ écrit qu’à l’instar de beaucoup de gouvernements dans le monde, le Gabon peaufine sa stratégie pour relancer son économie après ou durant la pandémie encore active de Covid-19, notant que le Comité de pilotage constitué des ministères de l’Économie et des Finances et de la Promotion des investissements a fait, le weekend dernier, la restitution de l’étude sur la "Relance post-Covid19 et esquisse du re-engeneering de notre économie".

Et d’expliquer que ce plan triennal 2021-2023 se fixe les quatre principaux objectifs que sont la croissance hors pétrole de 7,5 %, la création de richesses plus inclusives et générant près de 25 000 emplois, l’équilibre des comptes publics et le renforcement des réserves monétaires et un déficit du compte courant à près de -2 % du PIB.

Pour sa part, +la.libreville+ revient sur l’évolution du coronavirus dans le pays. Il indique que le Gabon a réalisé, depuis mars dernier, 52166 tests ayant révélé 6121 cas de contamination au coronavirus dont 3664 sont guéris et 46 décédés. 

Au Kenya, le journal "Kenyans.co" rapporte que le Conseil des Gouverneurs (CoG) du pays a menacé de demander au président Uhuru Kenyatta de verrouiller les comtés qui présenteront des risques pour la santé en raison de l'échec à contenir la propagation de Covid-19.

Dans une déclaration relayée par le journal, le Conseil a exprimé sa déception de l'insouciance des Kényans face à cette pandémie malgré une augmentation du nombre de cas.

"Dans le cas où la situation s'aggrave, les gouvernements des différents comtés n'auront d'autre choix que de consulter le président Uhuru Kenyatta pour verrouiller les comtés affectés afin de contenir la propagation rapide et de protéger des vies", a averti le CoG, cité par le journal.

À la fin du mois de juillet, le président devrait s'adresser à la nation et donner des directives sur la base des recommandations du Comité national d'intervention d'urgence sur les coronavirus, a rappelé la publication.

"Au cours des 21 prochains jours, nous étudierons les schémas d'interactions et la propagation de la maladie. Toute tendance signalant une aggravation de la pandémie, nous n'aurons d'autre choix que de revenir au verrouillage", avait déclaré le président Kenyatta, le 6 juillet.

En Ethiopie, +ADDIS STANDARD+ rapporte que les évènements ayant suivi l'assassinat de l’artiste éthiopien engagé Hachalu Hundessa, ont été planifiés et visaient à déclencher des violences communautaires et la guerre civile dans le pays.

Le média éthiopien reprend dans ce sens des propos du Premier ministre qui a affirmé à la télévision EBC que les services de sécurité ont déjoué ces derniers jours plusieurs tentatives visant à déclencher la guerre civile et la violence communautaire et à entraver la marche de l’Ethiopie vers la paix, la démocratie et la prospérité.

Sur un autre registre, +FANA BC+ revient sur le début du remplissage du grand barrage éthiopien La Renaissance après l’échec des négociations entre l'Ethiopie, le Soudan et l'Egypte.

Le premier remplissage du barrage est en cours conformément au processus normal de sa construction, écrit le média qui cite le ministre éthiopien de l’eau, de l'irrigation et de l'énergie. Au Rwanda, le quotidien +The New Times+ indique que l'ex premier ministre rwandais Pierre-Damien Habumuremyi, arrêté la semaine passée pour "délits financiers" commis entre 2018 et 2019, sera convoqué ce jeudi au tribunal afin de donner sa version des faits.

Citant la National Public Prosecution Authority (NPPA), le journal écrit que l’ancien haut responsable fait l'objet d'une enquête pour abus de confiance et émission de chèques sans provisions d'une valeur de plus de 100 millions de francs rwandais (100.000 euros).

Les délits reprochés à l’accusé avaient été commis alors qu’il était recteur et propriétaire de l'Université chrétienne du Rwanda, ajoute la publication.

Sur un autre sujet, la presse rapporte que deux éléments de la milice anti-Rwanda connue sous le nom de Conseil national pour la renaissance et la démocratie (CNRD) ont été capturés au début de la semaine par l'armée de la RD Congo.

Selon les médias rwandais, « le colonel Christophe Bolingo et son escorte ont été capturés avec trois fusils d'assaut dans le territoire de Kalehe », situé dans la province frontalière du Sud-Kivu.

En Afrique du Sud, +Sunday Times+ revient sur les propos du ministre de la Santé, Zweli Mkhize, qui a fait savoir que les 52 districts du pays sont désormais tous des points chauds de la pandémie du Covid-19 après la vague de contaminations survenue durant les dernières semaines.

Le niveau de confinement de chaque district sera réévalué toutes les deux semaines, a noté le ministre, cité par le journal, appelant la population a changer de comportement en vue de contribuer à la mitigation de la pandémie.

+The South African+ s'arrête sur la crise financière qui secoue la compagnie aérienne sud-africaine SAA. Il écrit que le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), a demandé au ministre des Finances, Tito Mboweni, de ne pas procéder, de nouveau, au renflouement de la compagnie publique en détresse.

Les créanciers de la SAA ont approuvé, mardi, le plan de sauvetage présenté par les administrateurs de la compagnie, ce qui implique que le gouvernement, ou un opérateur privé, doit investir près de 16 milliards de rands pour redémarrer la compagnie, explique le journal. En RD Congo, "L'Avenir" écrit que pendant que ça bouillonne encore à Kinshasa après les marches organisées par l’UDPS, parti présidentiel, et des partis de l’opposition Lamuka pour contester l’entérinement de Ronsard Malonda à la tête de la Commission électorale et exiger le retrait des propositions de loi sur la justice, le président Félix-Antoine Tshisekedi s’est rendu mercredi à Brazzaville, où il a été accueilli par son homologue Denis Sassou N’Guesso.

“Même si rien n’a encore filtré jusque-là de cette visite, on ose croire que Félix Tshisekedi est venu chercher la sagesse de son frère afin de mettre fin aux foyers de tension dans son pays”, estime l’auteur de l’article, qui évoque des tensions perceptibles entre les composantes de la coalition au pouvoir, mais aussi à l’intérieur du pays où est signalée la présence des armées étrangères.

Sur un autre registre, “Forum des As” écrit que “c'est un véritable feuilleton” qui se déroule à ce jour à la Cour constitutionnelle où le Président de la République Félix Tshisekedi venait de prendre acte de la démission du président de cette Cour Benoît Lwamba Bindu, faisant savoir qu’“hier, de Bruxelles où il poursuit les soins de santé, Lwamba Bintu a instruit son avocat-conseil, Me Théodore Ngoy qu'il confirme qu'il n'a jamais signé une quelconque lettre de démission et que, si elle existe, il ne s'agit ni plus ni moins que d'un faux et usage de faux dont les auteurs seront pénalement poursuivis”.

Au Mali, +Malijet+ indique que le mouvement de contestation a décidé de reporter un rassemblement prévu vendredi, une semaine après une manifestation qui avait dégénéré, faisant au moins 11 morts.

Le porte-parole du mouvement Ahmadou N'Dounga Maïga, a indiqué dans un communiqué que le mouvement dit 5-Juin avait décidé de remplacer le rassemblement "de recueillement" prévu vendredi à Bamako par des cérémonies d'hommage dans les lieux de culte du pays.