Menu
eMouaten : Bulletin de Veille
Twitter
Facebook
Video
Radio eM
Newsletter
Rss


              
MAP | Reproduit ici le Jeudi 14 Mars 2019 à 11:38

Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine




Dakar – Les résultats des législatives en Guinée Bissau, l'actualité politique au Sénégal, la commémoration du 25e anniversaire du génocide de 1994 au Rwanda, la lutte anti-terroriste au Burkina, la visite du président français au Kenya et les efforts consentis par l'Ethiopie en vue de faire face au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme sont les principaux sujets qui focalisent l'attention de la presse africaine parue jeudi.

Au Sénégal, +Le Soleil+ revient sur les législatives organisées dimanche dernier en Guinée Bissau, rapportant dans ce sens qu'avec 47 sièges sur 102, soit 41,6 pc des voix, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap Vert (PAIGC) manque de peu la majorité absolue, selon les résultats provisoires de la commission nationale des élections, publiés hier.

Le Madem-G15, formé par 15 députés dissidents du PAIGC dans l’assemblée nationale sortante obtient 27 sièges, tandis que le parti pour la rénovation sociale gagne 21 sièges, ajoute la même source.

D’après le journal, en dépit des arrangements politiques pour contrôler l’assemblée nationale et le pouvoir législatif, ce sont bien les 5 sièges obtenus par le Parti démocratique de Guinée Bissau qui vont déterminer qui du PAIGC ou de l’alliance Madem-G15 va remporter la majorité absolue et contrôler le pouvoir législatif.

Son confrère +L’Observateur+ écrit sous le titre "Madické quitte l’assemblée", que Madické Niang, candidat malheureux à l’élection présidentielle de février dernier et membre du parti démocratique sénégalais (PDS), a décidé de démissionner de son poste de député à l’assemblée nationale.

Pour cause, explique le journal, ses difficiles relations avec le secrétaire général de cette formation politique, Abdoulaye Wade.

Au Rwanda, +The New Times+ écrit que plus de 27 chefs d'Etat et de gouvernement, d’Afrique et d’ailleurs, sont attendus à la commémoration du 25e anniversaire du génocide de 1994, prévue le 7 avril à Kigali, citant une déclaration du secrétaire d’Etat rwandais aux affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.

Parmi les invités, lit-on, figurent les dirigeants des Etats de la Communauté de l’Afrique de l’Est, et des chefs de gouvernement européens, des anciens chefs d’Etat et des présidents et représentants d’organisations africaines et internationales.

Le quotidien anglophone souligne que cette commémoration annuelle vise à faire connaitre l’histoire du génocide auprès des jeunes générations, à consolider les efforts de réconciliation et à lutter contre l’idéologie du génocide, ajoutant que cet évènement sera marqué cette année par une conférence internationale réunissant environ 500 experts, hommes politiques et organisations internationales du monde entier.

Son confrère +Kigali Today+ rapporte que l’Office rwandais des eaux et forêts (RWFA) vient de lancer les travaux de construction d’un barrage polyvalent de plus de 111 millions de dollars dans le district de Nyagatare, situé dans la province de l'Est du Rwanda où le risque de sécheresse et de désertification représente une menace constante, indiquant que l’infrastructure assurera l’irrigation, un meilleur approvisionnement en eau dans la province de l'Est ainsi que la production d’électricité.

A terme, le barrage polyvalent de Muvumba produira 35 millions de mètres cubes d'eau par jour, une capacité suffisante pour irriguer plus de 7300 hectares, souligne la publication qui cite un responsable de l’Office rwandais des eaux et forêts. Au Burkina Faso, +Sidwaya+ écrit qu’intrigué par le nombre élevé de terroristes que l’armée a dit avoir "neutralisés" dans les départements de Kain et Banh, dans le du nord du pays, et de Bomboro, dans la région de la boucle du Mouhoun, le Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples a dépêché une équipe pour des enquêtes dans la zone.

Selon le rapport de la mission, cité par le journal étatique, il y a 60 exécutions sommaires et extrajudiciaires parmi les 146 terroristes que l’armée burkinabè a dit avoir "neutralisés" dans les départements de Kaïn, Banh et Bomboro, le 4 février dernier.

"Les menaces n’ont pas permis à la mission de prendre le temps de savoir si les 86 autres personnes étaient des terroristes", a précisé le président du Mouvement, Chrisogone Zougmoré, relayé par le quotidien, précisant que les enquêteurs ont ramené près de 200 douilles de balles ramassées à proximité immédiate des domiciles des victimes. Il a, en outre, ajouté qu’actuellement, la lutte antiterroriste est devenue une source d’insécurité pour les populations des localités en question, en particulier pour les Peulhs qui se disent stigmatisés. Dans ce sens, le responsable de l’ONG burkinabè de défense des droits humains a invité l’Etat à rectifier le tir afin de rétablir la confiance entre les populations et les Forces de sécurité, relevant que le ministère de la Défense a été informé des conclusions des enquêteurs et a pris les dispositions pour une ouverture d’enquêtes judiciaires et administratives. En Ethiopie, +FANA BC+ écrit que le gouvernement éthiopien a exhorté la Commission européenne de retirer le pays de la liste des «pays tiers à haut risque».

Le groupe médiatique éthiopien rappelle que la Commission a publié une version actualisée de ce qu'elle a appelé les pays tiers à haut risque dont les dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sont insuffisants, dont l'Ethiopie.

Citant un communiqué du bureau du Premier ministre, +FANA BC+ ajoute que le gouvernement éthiopien a affirmé qu'il a pris depuis 2018 des mesures importantes pour prévenir d’une manière efficace le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Au Kenya, les principaux quotidiens se font l'écho jeudi de la visite d'Etat de deux jours entreprise à partir de mercredi à Nairobi par le président français Emmanuel Macron ainsi qu'aux nouvelles nominations aux postes de responsabilités décidées par le président Kenyatta. 

"Le président français Emmanuel Macron est arrivé mercredi après-midi à Nairobi, pour une visite d'Etat de deux jours au Kenya, la première du genre d'un chef d'Etat français dans ce pays d'Afrique de l'Est", écrit le journal +Daily Nation+, ajoutant que cette visite a été qualifiée d'"historique" par le président Kenyatta.

"Je suis ravi d'accueillir mon ami lors de sa visite historique au Kenya. Le Kenya et la France entretiennent une relation cordiale qui a permis de stimuler la croissance dans différents domaines au profit de notre peuple", a déclaré Kenyatta dans un tweet relayé par le journal.

+The Star+ rapporte, quant à lui, que le président Kenyatta a nommé Joseph Boinnet au poste de secrétaire général du ministère du Tourisme et a nommé Hilary Mutyambai pour lui succéder à la fonction d'inspecteur général de la police.

Le président Kenyatta a nommé aussi Wycliffe Ogalo Commissaire général du Service pénitentiaire du Kenya, Vincent Naisho Loonea, Directeur général du Service des garde-côtes du Kenya et John Migui Waweru, Directeur général du Kenya Wildlife Service, ajoute le journal. Au Ghana, +Daily Graphic+ rapporte que le ministre des Finances, Ken Ofori-Atta, a annoncé que la situation de la dépreciation de la monnaie locale, le cedi, se stabiliserait dans deux semaines.

"Le gouvernement s'attend à d'importants afflux de devises étrangères dans le pays pour aider à renverser la valeur du cedi", a affirmé le ministre au parlement, notant que le cedi s'est déprécié de 2,6% par rapport au dollar américain, contre une hausse de 0,1% à la même période l'an dernier. 

Son confrère, +Ghanaian Times+ indique que l'Ethiopie a remercié le Ghana pour son support, après le crash d'un avion dimanche faisant 157 morts.