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MAP | Reproduit ici le Mercredi 28 Février 2018 à 09:34 modifié le Mercredi 28 Février 2018 à 09:35

Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine du 28/02/2018


Dakar - Les journaux africains paraissant ce mercredi consacrent leurs titres à divers sujets d'actualité, notamment l'installation du Conseil supérieur de la Fonction publique locale au Sénégal, la paix au Mali et le procès des présumés auteurs du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso.

Au Sénégal, l'installation du Conseil supérieur de la Fonction publique locale et la psychose des enlèvements d’enfants, dominent les titres des journaux aux côtés de divers autres d’intérêt local.
"Fonction publique locale: un Conseil supérieur de 20 membres installé" par le président Macky Sall, titre +Le Soleil+, notant que les membres de ce nouvel organe auront pour mission de donner des avis et recommandations sur toutes les questions à caractère général intéressant les fonctionnaires des collectivités locales et la Fonction publique locale.

"Macky Sall dresse des garde-fous", titre le quotidien +L’As+, à ce sujet, rappelant que la création du Conseil supérieur de la fonction publique locale est "une vieille revendication de l’intersyndicale des travailleurs des collectivités locales". 

Sur un autre registre, les journaux de la place consacrent de larges espaces au phénomène d’enlèvements et de disparitions d’enfants enregistrés dernièrement dans certaines villes sénégalaises.
"La paranoïa gagne le pays", titre +Vox Populi+, relevant qu’"en seulement deux semaines, pas moins de 10 enfants ont été enlevés dans le pays, dont deux sauvagement violés et deux autres tués et sacrifiés sur l’autel de pratiques barbares avec parfois prélèvement d’organes ou de sang".

Ces meurtres, avec un profil de sacrifice humain, en cette période préélectorale, commencent à semer la panique, écrit la publication.

"La chasse aux enfants !", titre pour sa part +Enquête+, soulignant qu’à Dakar, Thiès, Ziguinchor, Diourbel.. "à la veille de l’élection présidentielle, l’enlèvement des mineurs suivi parfois de viol ou de meurtre est le programme partagé".

"Crimes en période préélectoral: parents, surveillez vos enfants !", titre +WalfQuotidien+.
Au Burkina, +Aujourd’hui au Faso+ commente le procès des présumés auteurs du putsch manqué de septembre 2015, ouvert mardi devant le tribunal de Ouagadougou.

"Certains le redoutaient, d’aucuns en étaient convaincus: cela relèverait du miracle, si des vices de formes ou des questions préliminaires ne grippaient pas l’entame de ce méga-procès burkinabè, qui verra défiler dans le box des accusés, 84 personnes", écrit l’éditorialiste du journal.

Selon la publication, la levée de l’audience est due au grade des juges militaires, c’est-à dire les assesseurs, qui doivent être au moins égal ou supérieur à celui de l’ex-patron du RSP (Ndlr, principal accusé), précisant que l’article 15 du Code de procédure militaire stipule que les juges militaires qui vont siéger aux côtés du président du tribunal soient plus gradés ou aient le même grade que les accusés ou qu’ils comptent plus d’ancienneté que les accusés. Le président du tribunal, qui voulut corriger, fissa la lacune juridique en s’appuyant sur l’article 16 du même Code qui permet à ce dernier de nommer des sous-gradés pour juger des hauts gradés, note le quotidien, relevant que ce dernier s’est vu retoqué par les conseils du général Diendéré, qui lui ont brandi un argument massue à savoir que lui-même en tant que président du tribunal est illégitime.

En outre, estime +Aujourd’hui au Faso+, ces questions préliminaires, ces mics-macs et salamalecs de départ ne doivent et ne peuvent empêcher ce jugement, ajoutant que ce procès historique, renvoyé sine die sitôt ouvert, promet d’être long et harassant, de par les dédales et les interstices juridiques que chaque partie va user et même abuser et par la lourdeur même du dossier.

En Côte d'Ivoire, +Fraternité Matin+ rapporte que la garde côtière américaine a levé les restrictions de sûreté sur les navires en partance vers les Etats-Unis depuis le terminal à conteneurs d’Abidjan et le chantier de réparation navale Carena. Le journal cite un communiqué de l’ambassade américaine à Abidjan.

"La décision, qui fait suite à la visite annuelle des deux ports pour veiller à la sécurité et à la sûreté du système international de transport maritime, marque une avancée importante pour les relations commerciales entre la Côte d’Ivoire et les Etats-Unis et permettra de réduire les coûts, accroître l’efficacité et réduire les retards", ajoute la publication.

Et de rappeler que depuis 2011, la garde côtière des Etats-Unis a demandé que tous les navires pratiquant le commerce international qui visitent la Côte d’Ivoire avant de partir vers les Etats-Unis augmentent la sûreté de leurs navires en visitant les ports ivoiriens. De son côté, +L'Intelligent d'Abidjan+ fait savoir que l’Union nationale des Greffiers de Côte d’Ivoire (UNAG-CI) a annoncé un arrêt de travail de trois jours à compter du mardi 6 mars pour revendiquer ‘’l’application complète du statut des Greffiers et le maintien de la clé de répartition des émoluments en vigueur depuis 15 ans’’.

Le quotidien précise que l’information a été donnée par Me Abel Boli Bi Youan, le président de l’union, qui a animé une conférence de presse en présence de nombreux greffiers et des membres de son bureau exécutif. "Les points de revendications pour lesquels un préavis de grève a été déposé sur la table du ministre depuis le 8 février sont de deux ordres : l’application complète du statut des Greffiers et le maintien de la clé de répartition des émoluments des Greffiers en chef en vigueur depuis 15 ans’’ a dit Me Abel Boli Bi Youan, cité par le journal.

Au Kenya, la proposition d'un projet de loi prévoyant la création d’un poste de Premier ministre est le principal sujet qui focalise l’attention des quotidiens de la place.

La presse locale relève que ce projet de loi, présenté par l’ancien journaliste et député de la circonscription de Tiaty, dans le comté de Baringo, Kassait Kamket, prévoit également de limiter le nombre de mandats présidentiels à un seul de sept ans, contre deux de cinq ans actuellement.

La proposition de loi prévoit aussi la création de deux postes de vice-Premier ministre, indiquent les quotidiens.

Le Comité parlementaire du Budget devrait examiner, ce mercredi, les incidences financières à long terme de ce projet de loi, conformément aux dispositions de la loi sur la gestion financière, soulignent les journaux, relevant que s’il est approuvé par le comité, le projet sera soumis à l’Assemblée nationale dès jeudi.

Ainsi, sept ans et demi après l’adoption de la nouvelle constitution, M. Kamket devient le premier député à "tester" la volonté des parlementaires à amender la Loi fondamentale du pays, commente le +Daily Nation+, soulignant qu’avec cette proposition, cet ancien journaliste relance le débat sur un "sujet controversé" qui a marqué les discussions autour de la constitution de 2010.



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