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Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine du 22/02/2018


Jeudi 22 Février 2018 Par MAP




Dakar - Les journaux africains paraissant jeudi consacrent leurs éditions à divers sujets d'actualité, notamment la scène politique au Sénégal, la lutte contre le terrorisme au Sahel, la mort de deux soldats français dans le nord-est du Mali, le programme Compact en Côte d'Ivoire et l'insécurité alimentaire dans certaines régions du Kenya.

Au Sénégal, la dernière sortie politique de l'ancien Premier ministre, Idrissa Seck contre le Président Macky Sall, fait la Une de la quasi-totalité des journaux de la place, qui abordent également divers autres sujets d’intérêt local.

« Précampagne présidentielle : Idy ne lâche pas Macky », titre +Enquête+ rapportant que lors de la présentation de ses vœux à la communauté mouride, mercredi dans la ville religieuse de Porokhane, l’ancien PM et chef du parti de l’opposition « Rewmi », Idrissa Seck, « s’est apitoyé sur le sort que l’actuel président de la République, Macky Sall, réserve à son prédécesseur Abdoulaye Wade et au maire de Dakar Khalifa Sall ».

Le comportement du président Macky Sall visant à détruire des leaders politiques qui auraient pu servir le pays et le continent est une démarche tout à fait inacceptable, écrit la publication citant le leader de Rewmi.

« Si l’UA (Union africaine), l’ONU, l’UEMOA (Union économique et monétaire Ouest-africaine) ne font pas appel à Wade, c’est à cause de Macky », écrit de son côté +WalfQuotidien+ en citant Idrissa Seck.

Le quotidien à grand tirage +Le Soleil+ a consacré, quant à lui, un gros titre de la Une à la prochaine visite officielle du Président turc, Recep Teyyip Erdogan, attendu du 28 février au 2 mars à Dakar.
Sur un autre registre, la presse locale revient sur le violent accident de la route ayant coûté la vie à 9 personnes et fait une soixantaine de blessés.

L’accident, survenu mardi vers minuit près de la cité religieuse de Porokhane, dans l'ouest du Sénégal, a eu lieu quand un bus de transport public en provenance de Dakar est entré en collision avec un minicar, venant de Porokhane.

Le bus transportait des pèlerins vers Porokhane, qui accueille un rassemblement religieux. 
Au Burkina, +Aujourd’hui au Faso+ écrit que dans le Sahel, ce no man’s land que constitue le septentrion malien, aucun acte terroriste n’est anodin, même, ce saut sur une mine, qui pourrait s’apparenter à un accident.

Selon le journal, la mort des deux soldats français pourrait s’agir de représailles par rapport à la mort de 10 djihadistes tués le 14 février par les Forces spéciales de Barkhane, estimant qu’il s’agit d’une réponse de l’Etat islamique pour le grand Sahara qui a désormais pignon sur sable dans ce triangle maudit que forment Gao-Tombouctou et Kidal.

Certes, ce ne sont pas les seuls sacrifices consentis sur le sol malien contre le terrorisme, rappelle l’éditorialiste du quotidien, ajoutant que des Maliens, des Tchadiens, des Burkinabè ont payé aussi et continuent de payer leur tribut humain à la reconquête du Nord Mali. Le combat qui se mène en Afrique est d’abord celui des Africains, note la publication, relevant qu’il devra être conduit et remporté par ces derniers. "Barkhane coûte cher aux contribuables français, et ces images des corps de militaires qui sont de plus en plus rapatriés les pieds devant sur l’Hexagone cognent la conscience des Français. Déjà, 22 soldats tombés dans le sable malien, loin du pays", signale la publication.

Les Etats africains doivent se serrer la ceinture pour donner du nerf à la force conjointe G5 Sahel pour éradiquer le mal qui ronge leurs entrailles, signale +Aujourd’hui au Faso+, appelant à renforcer les 2 fuseaux déjà opérationnels, en attendant les autres.

Au Mali +L'indépendant+ rapporte que deux soldats français ont été tués et un blessé mercredi dans l'explosion d'une mine artisanale dans le nord-est du Mali, une zone frontalière du Niger réputée servir de refuge à des groupes armés que la force conjointe du G5 Sahel s'est donnée pour mission de chasser.

"C'est avec une très vive émotion que le président de la République a appris la mort en opération de deux militaires tués ce matin au Mali dans l'attaque à l'engin explosif improvisé de leur véhicule blindé", a annoncé l'Élysée dans un communiqué cité par le journal.

Le président français Emmanuel Macron "adresse à leurs familles et à leurs proches ses plus sincères condoléances" et "tient à saluer le courage des militaires français engagés au Sahel", conclut le communiqué, note la publication. 

Et de rappeler que quelque quatre mille militaires français sont déployés au Sahel pour l'opération Barkhane. Ces deux décès portent à douze le nombre de militaires français tués depuis le lancement de Barkhane, à l'été 2014. 

Son confrère +L'essor+ indique que l'opération de révision exceptionnelle des listes électorales se déroulera du 26 février au 6 mars et vise à prendre en charge les 197.609 jeunes majeurs ayant été enrôlés mais ne figurant pas encore sur les listes électorales.

Ainsi, les matériels et documents devant permettre une révision exceptionnelle des listes électorales ont été remis hier aux représentants des collectivités territoriales, selon le journal.

En Côte d'Ivoire, "Soir Info" rapporte que les élections sénatoriales sont fixées au 24 mars prochain. La campagne pour ces élections s’ouvre le 19 mars et s’achève le 22 mars, a précisé le journal, citant le ministre de la communication, de l’économie numérique et de la poste, Porte-parole gouvernement, Bruno Nabagné Koné, à l’issue d’un conseil de ministre présidé par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara. "Ce ne sont pas les populations qui votent, mais les élus", a-t-il ajouté, en citant notamment les maires, les députés, les conseillers municipaux. Pour sa part, "Fraternité Matin" fait savoir que la mission résidente du Millennium challenge corporation (MCC) chargée de la mise en œuvre du programme Compact en Côte d’Ivoire a officiellement pris fonction. Le quotidien relaie un communiqué de l’Ambassade des Etats-Unis.

Cette mission travaillera aux côtés du Comité national de coordination de Côte d’Ivoire afin de mettre en place le Millennium Challenge Account (MCA) Côte d’Ivoire, l’entité d’exécution du programme Compact, explique le communiqué. La mise en place de cette mission intervient après la signature, le 4 décembre dernier, du Program Implementation Agreement (PIA), un accord complémentaire au programme Compact de Côte d’Ivoire. Le PIA marque une étape importante qui intervient après la signature du Compact en novembre dernier.

Au Kenya, la situation d’insécurité alimentaire dans certaines régions du pays et la question de promotion des enseignants, sont, entre autres, les principaux sujets qui meublent la Une des quotidiens de la place.

Ainsi, le journal "The Star" indique que plus de 3,4 millions de Kényans dans 14 comtés du pays font face à la famine en raison de la pauvreté et la sécheresse qui frappe ces régions.

La publication rapporte des déclarations du secrétaire général de la Croix-Rouge du Kenya, Abbas Gullet, dans lesquelles il a fait savoir que l’organisation s’apprête à lancer un appel à l’aide pour répondre à cette situation, soulignant que le gouvernement kényan doit investir massivement dans des solutions à long terme en matière de sécurité alimentaire, en particulier dans les zones arides.

Par ailleurs, le quotidien "Daily Nation" s’intéresse à la question de promotion des enseignants, notant que la Commission du Service des Enseignants (TSC) vient d’annoncer que la promotion se fera désormais sur la base du rendement et de la productivité et non pas du diplôme.

Cette décision porte un coup dur aux aspirations de plus de 30.000 enseignants qui ont décroché des diplômes d’études supérieures depuis 2014 en vue de bénéficier de la promotion, écrit le journal.




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