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Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine du 08/06/2018


Vendredi 8 Juin 2018 Par MAP




Dakar - Plusieurs sujets retiennent l'attention des journaux africains paraissant vendredi notamment l'exploitation des ressources pétrolières et gazières au Sénégal, la scène politique au Burkina, l’économie gabonaise, le crash d'un avion au Kenya et le dialogue politique au Mali.

Au Sénégal, +Le Soleil+ écrit sous le titre « retrait de la loi sur le parrainage, une intoxication », que l'Assemblée nationale dément les informations distillées, hier, faisant état d’un retrait par le président de la République de la loi instituant le parrainage.

Selon le journal, un communiqué de l’assemblée nationale souligne que « l’abrogation de cette loi n’est nullement à l’ordre du jour ».

« Il s’agit plutôt du retrait du projet de loi portant révision du code électoral », précise l’assemblée nationale, ajoutant que « dans l’esprit des autorités, les concertations en cours, au sein de la Commission ad hoc paritaire, entre les différents acteurs politiques et la Société civile, devraient aboutir sur un projet de loi consensuel qui sera transmis sous forme de projet de loi portant révision du Code électoral", selon le texte.

« Dialogue sur le pétrole et le gaz : l’opposition en rangs dispersés », titre à sa Une +Enquête+, notant que l’appel au dialogue du président de la République sur les ressources pétrolières et gazières est différemment apprécié par l’opposition.

Selon la publication, l’opposition adopte des positions divergentes par rapport à la décision du chef de l’Etat de fixer la date de cette rencontre au 12 juin, soulignant que chaque entité pose ses conditions et avance ses arguments.

Au Burkina, l’éditorialiste du journal +Aujourd’hui au Faso+ s’intéresse à l’annonce du président burundais, Pierre Nkurunziza, de quitter le pouvoir en 2020, indiquant que des Burundais, et pas eux seulement, ont dû se pincer pour s’assurer qu’ils ne sont pas en train de vivre un rêve trop beau. Trop féérique pour être joué dans les dédales aux morsures acérées de la réalité burundaise et africaine, souligne le quotidien, rappelant qu’en 2015, le chef de l’Etat burundais avait annoncé que ce sera son dernier mandat. "Le deuxième, dans son entendement, le troisième pour l’opposition et une bonne partie du commun des démocrates. Certes, mais les esprits à cette période-là n’étaient pas du tout enclins à écouter ce type de promesse, surtout venant d’un homme qui a fait de la Constitution une pâte à modeler pour rester accroché au pouvoir et déguster jusqu’à l’os ce troisième mandat problématique", selon l’Edito de la publication.

Le président burundais "s’est juché sur le parapet du pouvoir en voguant sur une vague de sang, soulevée par le vent concocté par le staccato des armes des militaires qui lui sont acquis", relève-t-il, faisant état de la répression sans pitié qui s’est abattue sur ceux qui ont osé contester ce troisième mandat et surtout sur les militaires et leurs présumés complices civils pour le coup d’Etat avorté qui a failli emporter Nkrurunziza.

Nkurunziza quittera-t-il vraiment le pouvoir en 2020 ?, s’interroge l’éditorialiste, rappelant que les allées et les couloirs des annales et des archives de l’Histoire politique de l’Afrique sont tellement pavés de reniements de parole présidentielle de parjures, et de serments trahis que le continent africain est désormais peuplé à majorité de disciple de Saint Thomas.

Au Gabon, +l'Union+ revient sur l’opération menée par la police pour assainir ses rangs, écrivant sous le titre "Nouvelles fiches de constat de contravention : l’arme anti-Racket" que la préfecture de police de Libreville vient d’annoncer la mise en place de nouvelles fiches de constat de contravention identifiables selon l’unité de police verbalisatrice.

La Préfecture de police de Libreville a aussi indiqué les démarches à suivre par les contrevenants pour s’acquitter de leurs amendes et prévu des sanctions à l’encontre des policiers véreux, et ce conformément aux articles 144 et 146 du Code pénal gabonais, ajoute la publication, notant que cette mesure est censée lutter efficacement contre les rackets dont sont régulièrement accusés les agents des forces de sécurité.

Sur un autre registre, la presse s’arrête sur le 9è anniversaire de la disparition de l’ancien président Omar Bongo Ondimba, notant qu’il y a neuf ans jour pour jour disparaissait à Barcelone en Espagne le président Omar Bongo qui a été la tête du Gabon depuis près 42 ans.

En économie, la presse s’intéresse aux partenaires économiques du Gabon, indiquant que la Chine reste le premier client du Gabon avec un volume d’échanges de 1 024,7 milliards Fcfa en 2017 contre 747,1 milliards Fcfa en 2016, tandis que la France demeure le premier fournisseur du pays.

Au Kenya, les quotidiens de la place s’intéressent essentiellement au drame de l’avion disparu des radars, mardi, avant de localiser jeudi son épave à une soixantaine de kilomètres au nord de Nairobi.

Tout en rappelant que les dix personnes qui étaient à bord de l'appareil, dont deux membres de l’équipage et huit passagers, ont péri dans l’accident, les journaux soulignent que les enquêteurs sont à pied d’œuvre pour déterminer les causes de cette tragédie, en focalisant sur "l’état de l’appareil et la compétence de l’équipage".

Les quotidiens relèvent qu’une "première évaluation" sur les lieux du drame, a révélé que l’avion a "dévié de sa trajectoire et volait à basse altitude avant de percuter un rocher" dans la chaîne de montagnes des Aberdares.

D’autre part, les journaux indiquent que les corps des dix victimes du crash de l’avion qui avait décollé mardi de la ville de Kitale (ouest) avant de disparaître des radars, ont été récupérés.

Au Mali+L'essor+indique que dans le cadre du dialogue républicain et soucieux d’écoute et de concertation permanentes sur les grandes questions de la nation, le Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga a reçu, hier matin, une délégation de la classe politique.

La rencontre s’est déroulée en présence et avec la facilitation de Mahamat Saleh Annadif, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, chef de la MINUSMA et de Pierre Buyoya, Haut représentant de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel. 

Au menu des échanges, la situation politique, notamment la marche projetée aujourd’hui, 8 juin, par la Coalition pour l’alternance et le changement. A l’issue de la rencontre, les participants sont apparus tout sourire, multipliant les gestes amicaux et de fraternité, dans une atmosphère empreinte de cordialité, selon le journal.

Au Ghana, +Ghanaian Times+ rapporte que le gouvernement ghanéen a décidé de "dissoudre avec effet immédiat" la fédération ghanéenne de football (GFA), un jour après la diffusion d'un documentaire qui dévoile que des responsables de cette instance sportive, y compris son président, sont impliqués dans des actes de corruption.

"Eu égard à la nature massive de la corruption présumée des hauts fonctionnaires du GFA, dont son président Kwesi Nyantakyi, le gouvernement a décidé de prendre des mesures immédiates pour dissoudre la Fédération", indique une note signée par le ministre ghanéen de l'information, Hamid Mustapha.

Son confrère, +Daily Graphic+ écrit que le président de la fédération de football du Ghana est impliqué dans plusieurs délits de corruption présumés mettant en jeu des millions de dollars de pots-de-vin.

Kwesi Nyantakyi, président de la Ghana Football Association (FA Ghana), est piégé par des journalistes d'investigation se faisant passer pour des "investisseurs" potentiels à qui il fait miroiter de juteux contrats, dans le film "Number 12", présenté en avant-première au Centre international de conférence d'Accra, fait savoir le quotidien.




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