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Procès de Taoufik Bouachrine : Cinq ONG solidaires avec les victimes présumées


Jeudi 8 Mars 2018




A quelques heures du début du procès de Taoufik Bouachrine à la Cour d'appel de Casablanca, ses victimes présumées ont réussi à arracher l'appui d'associations des droits de l'Homme. L'Orgabisation marocaine des droits humains (OMDH) a salué, dans un communiqué, le "courage" et l'"audace" des plaignantes, "sachant qu'auparavant ce genre d'actes ne sortait pas au grand public".
L'ONG, proche de l'USFP de Driss Lachgar, a vivement dénoncé les campagnes de dénigrement visant les huits femmes, notamment sur les réseaux sociaux et sur certains sites d'actualité. Tout en se prononçant pour le respect du principe de la présomption de l'innoncene, elle appelle à garantir le même respect de la dignité des requérantes.
Sur la même longueur d'onde que l'OMDH, quatre associations ont exprimé, mercredi soir, leur entière solidarité avec les femmes. Dans un communiqué conjoint la Fédération de la ligue démocratique des droits des femmes, l'Association Joussour, l'Union de l'action féminine et l'Association marocaine de lutte contre la violence contre les femmes ont fustigé la "campagne de diffamation" à l'encontre des présumées victimes du directeur de publication du quotidien Akhbar Al Yaoum et du site Alyaoum24. Elles ont par ailleurs défendu le droit des femmes victimes d'abus sexuels et de viol à saisir la justice et à protéger leur intégrité physique.
L'AMDH sur la réserve
En revanche, l'AMDH continue d'observer le silence. Les camarades d'Ahmed El Hayej n'ont pas encore exprimé de position sur l’affaire, même si des représentants de l'ONG se sont réunis cette semaine avec certaines femmes ayant déposé plainte contre Taoufik Bouachrine.
Néanmoins, Khadija Ryadi, l'ancienne présidente de l'AMDH, a exprimé des doutes quant aux faits reprochés au journaliste. «Cette arrestation, a-t-elle souligné dans des déclarations à la presse, est inquiétante dans un contexte marocain qui connaît une régression très sensible des libertés en général, de la liberté d’expression et de la presse en particulier. On a toujours connu des problèmes de répression de la presse et des journalistes indépendants mais ces trois dernières années on vit une accélération de cette répression».
Mme Ryadi devrait réitérer ses réserves, ce jeudi à Argenteuil, lors du lancement d'une caravane dédiée au droits des femmes migrantes à l'occasion de la Journée mondiale des femmes. 
Les associations proches du PJD sont restées silencieuses. 


Source : https://www.yabiladi.com/articles/details/62549/pr...