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Hicham Alaoui - APA | Reproduit ici le Samedi 17 Février 2018 à 10:56

Premier Forum de la propreté à Casablanca : La sensibilisation prime




Le premier forum sur la problématique de la propreté à Casablanca se tiendra le 23 février dans la capitale économique du Royaume, sous le signe « Nous sommes tous concernés ».Initiée par la Société de Développement local « Casa Prestations », en partenariat avec l’Université Hassan II, cette rencontre régionale sera l’occasion d’aborder les thèmes importants liés à la mobilisation des partenaires, l’amélioration de la qualité des services, ainsi que la mise en place d’une stratégie de communication efficiente.
 
Selon les organisateurs, ce Forum verra la participation des instances ministérielles, institutionnelles, universitaires ainsi que les acteurs privés et ceux de la société civile. En vue de mettre à plat la problématique de la propreté urbaine, ces acteurs ont opté pour le triptyque suivant : Débattre c’est le premier pas ; Agir ensemble c’est être sur la bonne voie ; Pérenniser c’est réussir le challenge.

Quatre axes seront examinés lors de ce Forum se rapportant à la place de la gestion des déchets dans la Charte Nationale de l’Environnement et à la propreté urbaine : un cahier des charges précis pour des prestations de qualité. Il s’agit également de la production des déchets : sensibilisation, éducation, civisme et responsabilité et de la valorisation des déchets.

Les débats lors des ateliers, permettront notamment de recueillir des recommandations qui contribueront à l’amélioration de la qualité des prestations de la collecte et du nettoiement. Les participants, seront amenés à étudier l’impact de la propreté sur la vie au quotidien du citoyen, son environnement et son entourage écologique. Sans oublier, l’impact sur l’attractivité de la ville et son rayonnement.

Pérenniser l’action, est le pari à réussir. Pour ce faire, deux leviers peuvent être actionnés : le premier a trait à la gouvernance, et le second concerne le rôle du citoyen dans le maintien de la propreté de la ville. Seule la synchronisation de ces deux leviers, permettra à la ville de se hisser parmi les métropoles propres et agréables à vivre. Ceci passe nécessairement par, d’une part, une relation avec les prestataires qui soit basée sur le résultat et d’autre part, une sensibilisation du citoyen, pour en faire un acteur clé.

Assurément, le secteur de la propreté est l’une des activités les plus dynamiques et les plus vitales vu qu’il est directement lié à la vie quotidienne du citoyen, en termes de sécurité sanitaire et de l’environnement mais aussi sur le plan de la préservation de la beauté de la ville, de ses spécificités culturelles et son patrimoine urbain, architectural et paysager. Ce secteur est d’un enjeu social important, mais aussi un vecteur de développement économique.

Il va sans dire que la pérennité de la propreté urbaine devient une des préoccupations prioritaires de toute la commune pour améliorer la qualité de la ville et le bien-être de ses habitants, mais également pour conforter l’image que la cité donne aux visiteurs.

Dans ce contexte, la ville de Casablanca, locomotive du développement dans le Royaume et hub économique et financier aux niveaux national et continental, ne cesse, à travers sa Commune, de consentir des efforts inlassables et d’engager une série d’actions pour améliorer la propreté de la ville et promouvoir la gestion de ce secteur important.

Eu égard à l’impact environnemental des déchets solides sur la qualité de vie des citoyens, l’hygiène et la salubrité publique, et en parfaite synchronisation avec le Programme National des Déchets Ménagers, la ville de Casablanca déploie les ressources financières, matérielles et humaines nécessaires pour promouvoir la gestion éco-environnementale des déchets solides. Pour rappel, la capitale économique du Royaume est le premier producteur de déchets au Maroc avec 1,4 million tonne en 2017, en baisse de 8% du chiffre record atteint en 2016 qui était de 1,8 million tonnes de déchets ménagers, lit-on dans une note conceptuelle de cet événement parvenu à APA.

Sur le plan financier, la ville de Casablanca alloue annuellement pour la gestion de la propreté urbaine, la collecte, le nettoiement et la gestion de la décharge un budget de près de 36 euros (398 DH) par citoyen casablancais. D’un autre côté, la gestion de la propreté urbaine de la ville de Casablanca emploie pratiquement 4.500 agents pour assurer la collecte et le nettoiement de la ville, précise-t-on.

Actuellement, plus de 300 véhicules, 2.100 bornes aériennes et 8000 bacs sont déployés et mobilisés pour assurer la collecte et le nettoiement de la ville la plus peuplée du Maroc, rappelle le document.


Source : https://www.journaldebrazza.com/premier-forum-de-l...



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