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Marrakech dresse un tableau des croisements interreligieux


Vendredi 26 Janvier 2018 Par L'Economiste




Le rapport à un livre fondateur est particulièrement strict dans les trois religions monothéistes. L’écriture jouant un rôle fondamental pour les musulmans, les chrétiens et les juifs (Ph. Mokhtari)
Le rapport à un livre fondateur est particulièrement strict dans les trois religions monothéistes. L’écriture jouant un rôle fondamental pour les musulmans, les chrétiens et les juifs (Ph. Mokhtari)
Mosquée, synagogue ou église paroissiale. Les lieux de culte se dédient à l’exercice de la dévotion. Leur identité est alors marquée par l’architecture du bâtiment, son mobilier et ses décors. Dans l’ancienne demeure seigneuriale du pacha Thami El Glaoui, reconvertie en Musée des Confluences Dar El Bacha, l’exposition «Lieux Saints Partagés» réunit des oeuvres d’art, des objets, des photographies et des vidéos qui mettent en lumière les 3 religions monothéistes.
 
Entre les collections du Mucem (musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée) et diverses collections marocaines, le parcours de visite est riche, s’appuyant sur une démarche scientifique et sur une enquête anthropologique de plusieurs années. Si les divergences doctrinales existent, une série de correspondances démontre le lien entre les 3 religions. A commencer par les personnages bibliques communs comme Adam et Ève, Noé, Abraham, Moïse ou Jésus.

Le Coran citant nommément 25 prophètes tout en reconnaissant implicitement les autres mentionnés par la Bible. Marie par exemple, ou Maryam, incarne les qualités d’une mère universelle par-delà les frontières religieuses. Une figure centrale pour les chrétiens comme pour les musulmans. L’exposition démontre également toute la force du culte des saints.

Pour attirer la baraka, de nombreux fidèles vont prier dans un sanctuaire espérant une quelconque guérison ou une meilleure fécondité. Là, ce ne sont pas seulement les lieux et les personnages qui sont partagés, mais aussi les demandes et les pratiques.
 
Si les divergences doctrinales existent, une série de correspondances démontre le lien entre les 3 religions, à commencer par les personnages bibliques communs comme Adam et Ève, Noé, Abraham, Moïse ou Jésus(Ph. Mokhtari)
 
Dar El Bacha offre un panorama intéressant à travers les objets phares de ces pratiques, des talismans à l’encens, en passant pas les cierges et les papiers de vœux. Un héritage régulièrement mis en danger face aux résistances identitaires et aux tentations communautaristes.

«Un témoignage fort et simple que nous prions tous le même Dieu» déclare Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des musées, à qui l’on doit cet événement itinérant. Après Marrakech, c’est la ville de New-York qui s’apprête à accueillir ces collections présentées au public pour la première fois à Marseille en 2015.
 
 
Source : http://www.leconomiste.com/article/1023238-marrake...




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