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MAP | Reproduit ici le Samedi 16 Mars 2019 à 10:40 modifié le Samedi 16 Mars 2019 à 10:57

Maroc. Revue de presse hebdomadaire du 16/03/2019


Rabat - Voici les principaux titres développés par la presse hebdomadaire : 

La Vie éco :

• Accord d'Agadir : le Maroc à la peine face à l’Egypte et la Tunisie. L’accord d’Agadir, entrée en vigueur en 2007, visait à créer une zone de libre échange euro-méditerranéenne et se voulait complémentaire entre les six pays signataires, en l’occurrence le Maroc, la Tunisie, l’Egypte, le Liban, la Palestine et la Jordanie. In fine, ce sont plutôt ces pays qui sont en concurrence sur leurs marchés réciproques, et le Maroc semble en mauvaise posture, principalement par rapport à l’Egypte et la Tunisie, deux pays avec lesquels le déficit commercial se creuse. Les industriels marocains opérant sur des secteurs exposés s’inquiètent. Le ministère de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique rassure et met l’accent sur la nette progression des échanges entre les différents pays.

• Calcul des pénalités : la majorité des entreprises hors la loi. Les opérateurs économiques continuent de faire fi des dispositions de la loi sur les délais de paiement. Des experts comptables et des sources de grands cabinets rapportent que la majorité des comptes audités au titre de l’exercice 2018 ne comptabilisent pas les pénalités sur les retards de paiement, une règle rendue obligatoire par la loi 32-10 de 2013. De grands comptes affirment que l’impact sur leurs finances est faible. Le fisc en appelle au respect de la loi, mais se dit ouvert à la discussion.

Maroc hebdo :

• La Direction générale des impôts (DGI) a décidé de suspendre sine die, la procédure des ATD (avis à tiers détenteurs) ou, en termes plus simples, du recouvrement forcé des impôts par prélèvement direct sur les comptes bancaires des contribuables, qu'ils soient des entreprises ou des particuliers. Et pour cause, cette procédure de recouvrement fait de plus en plus de mécontents, du fait de son caractère contraignant et brusque. D'ailleurs, c’est pour apaiser la tension qu'une charte a été signée en 2014 entre plusieurs départements: DGI, CGEM, GPBM, CNSS, Douane et TGR en vue de donner au contribuable le droit d’être informé préalablement. 

• Avec une production record de 2,6 millions de tonnes en 2018, contre seulement 1,3 million de tonnes en 2008, la filière des agrumes serait l'une des plus prospères dans le secteur agricole. Or, la situation est réellement paradoxale. Ainsi, malgré les apparences de la production, cette filière vit un drame économique et commercial certain. Ce drame réside concrètement dans l'incapacité de la filière à exporter. Il y a quelques années, les agrumes marocains étaient les plus appréciés sur les marchés internationaux, particulièrement l'Europe et la Russie, mais force est de constater que cette agressivité commerciale s'est rapidement effilochée au fil des années au profit de la concurrence provenant, notamment, de la Turquie et de l'Egypte. 

Challenge :

• L’écosystème des Startups se met peu à peu en place. Plusieurs incubateurs, comme La Factory ou encore Espace Bidaya, incubent aujourd’hui des centaines de startups. Du coté du financement aussi, les choses s'améliorent depuis le lancement du fonds innov invest, géré par la Caisse Centrale de Garantie. Toutefois, il manque encore un maillon que les spécialistes du secteur déplorent vivement : l'accompagnement de ces différents incubateurs.

• Depuis quelques mois maintenant, les compagnies d'assurances de la place se font piquer leurs meilleurs ingénieurs développeurs par les multinationales, notamment françaises. « Ces groupes organisent fréquemment des campagnes de recrutement massifs à Casablanca les samedis après-midis pour signer directement des contrats avec nos ingénieurs développeurs. Ces entreprises leur proposent des conditions de vie et des salaires énormes sur lesquels nous ne pouvons même pas aligner », souligne une responsable d’un grand groupe d’assurance de la place.

L’Observateur du Maroc et de l’Afrique :

• Depuis son lancement, il y a près de deux ans, l'écosystème de la finance participative s'enrichit de plus en plus avec le lancement de nouveaux produits qui viennent répondre aux besoins grandissants de la part de la population. Les chiffres montrent qu'aujourd'hui, la finance participative couvre 90% des besoins des particuliers, 75% de ceux des professionnels et 50% des attentes des entreprises. Le besoin en financement immobilier et automobile est couvert par les banques participatives de la place à hauteur de 80% contre 60% pour le financement à l'équipement. L'investissement des actionnaires des banques participatives a atteint les 2,4 milliards de dirhams dont près de 650 millions de dirhams ramenés par les partenaires étrangers. Ce qui a permis une collecte de l'ordre de 1,7 milliard de dirhams à fin février 2019. 

• L’opération nationale de promotion du paiement par carte bancaire menée par le Centre monétique interbancaire (CMl) en partenariat avec Al Barid Bank, Attijariwafa Bank, Banque Populaire, BMCE Bank, BMCI, CIH Bank, Crédit du Maroc, Crédit Agricole du Maroc et Société Générale, a fortement encouragé les citoyens marocains à utiliser davantage leurs cartes de paiement avec à la clé de nombreux lots à gagner. Les montants de transactions gagnants vont de 10 à 8795 DH. « A travers cette campagne, notre objectif consistait avant tout à démontrer que le paiement par carte bancaire est un acte simple, rapide et sécurisé et qu'il s'agit d'un choix gagnant », a déclaré Mikael Naciri, directeur général du CMI.

Telquel : 

• "Le débat sur les langues d'enseignement, c'est de l'enfumage! Le diagnostic n'est pas le bon. Le challenge c'est de reconstruire une machine éducative qui ait du sens, peu importe la langue dans laquelle le savoir est inculqué", affirme Driss Benhima, économiste. "De la même façon qu'on a raté l'arabisation, le retour brutal au français avec des enseignants qui le maîtrisent mal et des élèves qui le maîtrisent encore moins bien, ne peut conduire qu'à l'aggravation de la fracture sociale", met-il en garde.

• Le gisement total des déchets atteindra 39 millions de tonnes à l'horizon 2030, indique une étude du secrétariat d'Etat chargé du Développement durable. La progression est de 45% par rapport à 2015, date de référence pour l'étude. La Stratégie nationale de réduction et de valorisation des déchets, lancée par le département dirigé par Nezha El Ouafi, vise ainsi, en dix ans, à créer 25.000 emplois et à contribuer à hauteur de 2% au PIB. Les filières que cible la stratégie sont les plastiques issus des déchets ménagers, les batteries usagées, les déchets électriques et électroniques, les huiles usées, les pneus usagés, les huiles alimentaires utilisées, le carton et les déchets de construction. 

Le Temps :

• Le groupe immobilier Al Omrane vient d’annoncer deux bonnes nouvelles. D’abord, et en dépit d’une conjoncture difficile, il a enregistré de très bonnes performances durant l’année 2018. Ensuite le Groupe compte booster son action, cette année, en investissement par pas moins de 5,5 milliards de dirhams. Ces annonces viennent confirmer l’excellente santé du groupe immobilier public. Le promoteur prévoit aussi la mise à niveau urbaine, quelque 110.000 unités de logement en mise en chantier et 100.000 autres en achèvement.

• Les subventions de soutien à la production cinématographique nationale sont passées à 75 millions de dirhams en 2018, contre 46 millions de dirhams en 2017. Les subventions accordées aux festivals de cinéma ont doublé pour atteindre 23 millions de dirhams en 2018, en plus de 2 millions de dirhams alloués au soutien des salles de cinéma, portant ainsi à 100 millions de dirhams l’enveloppe globale accordée au secteur cinématographique, a affirmé le ministre de la Culture et de la communication Mohamed Laaraj.

La nouvelle Tribune :

• Le transport reste le premier consommateur de l'énergie, en particulier celle fossile (environ 38%), ainsi que du bâtiment (presque 32%), indique Aziz Rabbah, ministre de l'Énergie, des mines et du développement durable. II a, par ailleurs, mis l'accent sur un autre défi à savoir le type de contrat à avoir dans le domaine de l’Efficacité Energétique (EE), faisant remarquer qu’il est important de repenser les sociétés de développement local (SDL) pour qu'elles soient plus larges et couvrent un marché vaste leur permettant de négocier l'approvisionnement à moindre coût. Parallèlement, le ministre a noté qu'en plus des solutions, des technologies et du financement à travers les partenariats, la préparation des ressources humaines constitue également un élément important dans le domaine de l'EE. 

• Le budget du premier mois de l’année traduit que la Loi de Finances 2019 est plus expansive, rompant avec les années précédentes où la préservation d’un certain équilibre budgétaire prévalait dans l’objectif d’éviter de creuser le déficit budgétaire, l’un des principaux agrégats macroéconomiques scruté par les institutions financières et les marchés internationaux. En effet, les recettes fiscales ont bénéficié d’un meilleur recouvrement et de la fermeté de la Direction Générale des Impôts (DGI) exercée à travers une politique d’élargissement de l’assiette fiscale. Si, à fin janvier 2019, l’on constate une augmentation importante des recettes ordinaires, de 14 ,1%, les dépenses ordinaires, quant à elles, ont crû de 16%.

Finance News Hebdo :

• Paradis fiscaux : Omar Faraj réagit. « Le Maroc a joué franc-jeu avec ses interlocuteurs de l'OCDE et de l'Union européenne, qui ont compris les spécificités du Royaume et le fait que nous aurons besoin de temps supplémentaire afin de réaliser les réformes nécessaires pour nous conformer », a affirmé, Omar Faraj, directeur général des Impôts. Les différentes réformes fiscales introduites par la Loi de Finances 2019 ont permis au Maroc de se reformer par rapport à ses propres besoins économiques, mais aussi d'avancer de plusieurs foulées vers une conformité plus généralisée prévue par la convention fiscale induite par l'Union européenne. 

• Partenariat public-privé. Pour l'Etat, il s'agit de financer des projets d'infrastructure en faisant jouer un effet de levier, en réduisant sa dépense d'investissement et donc en faisant moins appel à l'endettement. Pour les investisseurs institutionnels, il s'agit de placer leurs liquidités à long terme dans des projets d'infrastructure et avec un couple rendement/ risque défiant toute concurrence. C'est la magie des partenariats public-privé. Magie que le ministre de l'Economie et des Finances Mohamed Benchaâboun, veut faire opérer au plus vite. Car dans l’élaboration du projet de Loi de Finances 2019, il a budgétisé 12 Mds de dirhams d'investissement sous cette forme. On peut imaginer dans un futur proche des investissements publics financés ou cofinancés par des investisseurs institutionnels via un rendement locatif attractif, représentant facilement deux à trois fois le rendement des bons du Trésor. 

Le Canard libéré :

• Quelques députés UC sont en train de se démener depuis quelques semaines en mettant la pression sur le secrétaire général du parti, Mohamed Sajid. Ces agitateurs, emmenés par le député Driss Radi, réclament la réunion des instances du parti en vue de la fixation de la date du prochain congrès. Principal objectif parmi les objectifs proclamés dans un communiqué: couper le lier ombilical avec le RNI et former un nouveau groupe parlementaire avec le MDS pour cause de conflit avec le chef actuel issu du RNI qu'ils accusent de maltraitance politique. Ce qui permet aux mécontents de mieux se positionner pour décrocher des responsabilités parlementaires. Les séditieux enveloppent leur discours dans des slogans creux comme la nécessité de « rénover la vision du parti en le dotant d'un nouveau discours politique ».

• L’OCP lance la construction de deux usines d'acide, les plus grandes au monde, attribuées à l’entreprise espagnole ACS, via sa filiale d'ingénierie « Intecsa Industrial », d'une valeur de 255 millions d'euros. Les travaux « comprennent l’ingénierie de base, l'ingénierie de détail, la fourniture d'équipements et de matériaux, la construction et la mise en service de deux usines d'acide sulfurique de 5.000 tonnes/jour. La production d'acide sulfurique sera utilisée comme matière première pour la production d'engrais phosphatés et l'énergie générée par ces installations sera utilisée dans le complexe industriel où elles seront situées, éliminant ainsi pratiquement le besoin d'énergie électrique externe. Les deux unités ont l'avantage de réduire l'impact environnemental et optimiseront la production d'engrais afin de contribuer à la durabilité de l'industrie agricole. 

Le Reporter :

• La filière agrumicole constitue un levier de développement socio-économique sur les plans régional et national et garantit plus de 120.000 emplois stables. Cette filière qui couvre une superficie de 128.000 ha, assure une production de 2,3 millions de tonnes par an, dont une quantité de 650.000 tonnes destinées à l'export et génère un chiffre d'affaires de 3 milliards de dirhams par an. • La Banque européenne d'investissement (BEI) et Autoroutes du Maroc (ADM) viennent de conclure un accord de financement de 80 millions d'euros (880 MDH environ). Objectif: financer les travaux de triplement de l'autoroute de Casablanca sur 57,5 km, visant à décongestionner la circulation du Grand Casablanca. Ce financement porte sur les travaux de triplement de l’autoroute Casablanca-Berrechid sur 25,8 km, ainsi que la construction de l'autoroute de contournement de Casablanca sur 31,7 km. Ce projet entre dans le cadre du «schéma d'armature autoroutier national» qui vise le développement du réseau routier du Royaume.


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