eMouaten : Bulletin de Veille


MAP le Jeudi 15 Février 2018

Le Japon accorde 700 millions USD au Fonds africain de développement




Abidjan - L'Agence japonaise pour la coopération internationale (JICA) vient de signer un accord de prêt de 73,601 milliards de yens japonais (environ 700,9 millions de dollars américains) avec le Fonds africain de développement (FAD), l’une des entités du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).

Ce prêt est la contribution du Japon à la quatorzième reconstitution du Fonds africain de développement (FAD-14). Il s’agit du premier prêt de la JICA au Fonds africain de développement, indique-t-on auprès de la BAD.

Le prêt permettra au Fonds africain de développement de soutenir les pays bénéficiaires pendant la période du FAD-14 (1er janvier 2017 au 31 décembre 2019), et contribuera également à la croissance économique ainsi qu’à la réduction de la pauvreté dans les pays les moins développés.

Lors de la cérémonie de signature, le président du Groupe de la BAD, Akinwumi Adesina, a salué l’engagement du Japon en faveur du développement de l’Afrique, ajoutant qu'avec ce prêt de 700 millions de dollars qui vient s’ajouter aux 328 millions de dollars sous forme de dons, le Japon a "largement contribué" à la capacité d’engagement du Fonds africain de développement pour la période 2017-2019.

M. Adesina a également indiqué que le Japon était un partenaire de développement de longue date pour l’Afrique, avec une part significative de ses engagements d’aide au continent canalisée par le Groupe de la Banque africaine de développement.

"Le Japon est le deuxième plus grand contributeur du Fonds africain de développement en termes cumulatifs. Le Japon a par ailleurs augmenté ses contributions de manière significative au fil du temps", a-t-il soutenu.

Pour sa part, l’ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire, Hiroshi Kawamura a souligné que cette contribution portera la participation du gouvernement japonais à 7,3 %, contre 6,7 % pour le FAD-13.
Selon lui, la signature de cet accord contribuera à accélérer le processus établi lors de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique, (TICAD).