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MAP | Reproduit ici le Mardi 12 Février 2019 à 11:56

La visite officielle des Souverains espagnols au Maroc réaffirme la richesse des relations globales et multiples entre les deux pays (ex-ministre espagnole des AE)




Madrid - La visite officielle des Souverains espagnols au Maroc, prévue les 13 et 14 février, "réaffirmera, dans toute leur richesse, les relations globales et multiples" entre les deux pays et devra renforcer le partenariat entre l’Union européen (UE) et l’Afrique, à travers et aux côtés du Royaume, a souligné l’ex-ministre espagnole des Affaires étrangères, Ana Palacio.

Il s’agit d’une visite qui illustre "la rencontre entre deux chefs d’Etat représentant à la fois la modernité et l’Histoire" et qui "incarne la volonté d’une approche commune face aux défis présents dans les deux rives de la Méditerranée", a ajouté Mme Palacio dans une tribune publiée lundi par le journal El Mundo.

Elle a relevé que le Maroc et l’Espagne sont deux "interlocuteurs essentiels", un trait d’union naturel entre l’Europe et l’Afrique, précisant que les deux pays entretiennent "un lien particulier défini par la géographie, l’histoire et la culture".

"Nous avons des projections et une responsabilité toutes particulières en rapport avec notre voisinage méditerranéen. De leur ancrage dans deux mers, le Maroc et l’Espagne partagent une conception large du bassin atlantique englobant l’Afrique, l’Amérique et l’Europe", a noté l’ex-chef de la diplomatie espagnole.

Mme Palacio a fait observer, dans le même sens, que la relation entre Rabat et Madrid est "forte et tournée vers un avenir productif et multidimensionnel".

Le Maroc, a-t-elle rappelé, est le deuxième partenaire commercial de l’Espagne en dehors de l’Union européenne, au moment où le pays ibérique a consolidé sa position, durant les cinq dernières années, comme le premier partenaire commercial du Royaume.

"Plus de 20.000 entreprises espagnoles exportent vers le Maroc, plus de 800 autres opèrent dans le Royaume, alors que plus de 600 sociétés possèdent des parts dans des entreprises enregistrées au Maroc", a dit Mme Palacio à cet égard.

Le secteur énergétique occupe une place particulière en matière de coopération économique entre les deux pays, a-t-elle relevé, précisant que 20 pc de l’électricité consommée au Maroc est produite en Espagne.

Dans le domaine gazier, les deux pays "jouent un rôle central avec de grandes perspectives d’avenir", a fait observer Mme Palacio.

L'ancienne cheffe de la diplomatie espagnole a évoqué, en outre, les relations culturelles "historiques et profondes" entre les deux Royaumes, rappelant qu’elle avait présidé, alors ministre des Affaires étrangères, l’inauguration de l’Institut Cervantès de Tétouan, le sixième du genre au Maroc.

Mme Palacio a souligné, par ailleurs, que le Maroc joue un rôle "fondamental" à travers ses relations avec l’Afrique subsaharienne, "renforcées par la nouvelle politique africaine du Maroc impulsée par SM le Roi Mohammed VI et consolidée par le retour du Royaume à l’Union africaine".

L’image façonnée par feu SM Hassan II, lorsqu’il avait dit que "le Maroc est un arbre dont les racines plongent en Afrique et qui respire par ses feuilles en Europe", retrouve aujourd’hui toute sa valeur et acquiert de nouvelles dimensions, a noté Mme Palacio.

Selon elle, il ne s’agit pas là seulement d’un discours, mais d'actions concrètes comme en témoigne, à titre d’exemple, l’engagement du secteur bancaire marocain en faveur de l'Afrique, à travers le financement de plusieurs projets dans le continent.

Dans le domaine des infrastructures, le gazoduc qui connectera le Nigeria au réseau méditerranéen de gaz transformera le Maroc en "pivot énergétique de l’Afrique occidental", a-t-elle estimé.

"Dans le secteur agroalimentaire, crucial pour la prospérité de l’Afrique et la sécurité alimentaire du monde, la présence marocaine –en Afrique- englobe la collaboration avec les universités en matière de recherche et de développement concernant l’adaptation des fertilisants aux caractéristiques du sol, la formation des agriculteurs ou l’investissement dans les capacités productives des pays comme le Rwanda et l’Ethiopie", a-t-elle poursuivi.

L’Union européenne, a-t-elle plaidé, a besoin de promouvoir les opportunités en Afrique, en passant d’une politique fondée sur l’aide à la consolidation des relations avec le continent sur la base du commerce et des investissements, estimant que la dynamisation de la relation entre l’Espagne et le Maroc apportera, dans ce contexte, plus d’efficacité.