MAP le Vendredi 7 Août 2020

L'essentiel de la note du HCP sur le marché du travail




- Le taux d'emploi a connu une baisse de 42,1% à 39,3% au niveau national (-2,8 points). Il a diminué à 46% en milieu rural, à 35,6% en milieu urbain, à 61,8% parmi les hommes et à 17,5% chez les femmes. - Le volume de l'emploi a baissé de 589.000 postes, résultant d'une perte de 69.000 en milieu urbain et de 520.000 en milieu rural, contre une création moyenne de 64.000 postes entre les deuxièmes trimestres des trois années précédentes. - L'emploi rémunéré a enregistré une perte de 264.000 postes au niveau national, résultant d'une perte de 31.000 postes en milieu urbain et de 233.000 en milieu rural. L'emploi non rémunéré a connu une perte de 325.000 postes. - Le secteur de l'"agriculture forêt et pêche" a vu son volume d'emploi baisser de 477.000 postes (12,7% du volume d'emploi dans ce secteur), contre une perte annuelle moyenne de 90.000 postes entre les deuxièmes trimestres des trois années précédentes. Le secteur de l'"industrie y compris l'artisanat" a perdu 69.000 postes d'emploi, les "services" 30.000 postes et le bâtiment et travaux publics (BTP) 9.000 postes. - Le nombre total d'heures travaillées par semaine a chuté de 499 millions heures au deuxième trimestre de 2019 à 234 millions heures au deuxième trimestre de 2020. - Le nombre moyen d'heures travaillées par semaine et par personne est passé de 45 à 22 heures, ce qui représente une baisse de 51%. Il a nettement reculé dans le BTP, en passant de 47 à 14 heures et dans l'"industrie y compris l'artisanat" de 48 à 19 heures.

- Les actifs occupés ont travaillé en moyen 22 heures par semaine contre 46 habituellement. Près de 6,6 millions (62,8%) d'actifs occupés ont travaillé moins d'heures que d'habitude. II. Chômage et sous-emploi: - Le nombre de chômeurs a augmenté de 496.000 personnes entre le deuxième trimestre de l’année 2019 et celui de 2020, passant de 981.000 à 1.477.000 chômeurs, ce qui correspond à une augmentation de 50,6%. - Le taux de chômage s'est accru de 4,2 points entre les deuxièmes trimestres de 2019 et de 2020, passant de 8,1% à 12,3%. La dernière fois où il avait franchi la barre des 12% remonte au deuxième trimestre de 2001. - Le taux de chômage des diplômés a enregistré une hausse de 3,7 points à 18,2%. Cette augmentation est plus prononcée parmi les détenteurs de certificats en spécialisation professionnelle (+11,7 points et un taux de 37%), de diplômes et certificats de l'enseignement fondamental (+4,6 points et un taux de 14,9%) et de diplômes en qualification professionnelle (+3,8 points et un taux de 20,3%). - La durée moyenne de chômage est passée de 38 mois à 24 mois entre le deuxième trimestre de l'année 2019 et celui de 2020 (de 40 mois à 27 mois en milieu urbain et de 23 mois à 15 mois en milieu rural). - La part des personnes en situation de chômage depuis moins de 4 mois s'est élevée de 15,8% à 29,7%, alors que celle des chômeurs de longue durée (une année ou plus) a reculé de 70,4% à 50,6%. - La part des personnes en chômage dû au licenciement ou à l'arrêt de l'activité de l'établissement, s'est située à 40,1% contre 25,3% une année auparavant. Elle culmine à 76,5% parmi les personnes en situation de chômage depuis moins de 4 mois.

- Le volume des actifs occupés en situation de sous-emploi a augmenté à 1.359.000 personnes au niveau national entre le deuxième trimestre de 2019 et la même période de 2020.

- Le volume de la population active occupée en situation de sous-emploi lié au nombre d'heures travaillées a quasiment triplé pour s'établir à 957.000 personnes au niveau national. Le taux correspondant s'est élevé à 9,1%. - La population active occupée en situation de sous-emploi lié à l'insuffisance du revenu ou à l'inadéquation entre la formation et l'emploi exercé est passée de 652.000 à 402.000 personnes au niveau national. Le taux correspondant s'est situé à 3,8%. - Les catégories de la population qui ont connu les plus grandes hausses du taux de sous-emploi sont les personnes âgées de 45 à 59 ans (+5,3 points), les personnes n'ayant aucun diplôme (+4,2 points) et les hommes (+4 points). III. Situation régionale du marché du travail: 

- Cinq régions abritent 72,6% de l'ensemble des actifs âgés de 15 ans et plus. La région de Casablanca-Settat vient en première position avec 22,3% d'actifs, suivie de Rabat-Salé-Kénitra (13,7%), de Marrakech-Safi (13,6%), de Fès-Meknès (11,6%) et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (11,4%). - Trois régions affichent des taux d'activité plus élevés que la moyenne nationale (44,8%). Il s'agit de Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec 48,3%, de Casablanca-Settat (47,5%) et de Marrakech-Safi (47,2%). En revanche, les taux les plus bas sont enregistrés à Drâa-Tafilalet avec 38,2%, à Souss-Massa (41,7%) et à l'Oriental (42,1%).

- Cinq régions concentrent 70,3% des chômeurs, à savoir Casablanca-Settat (22,9% de chômeurs), Rabat-Salé-Kénitra (14,1%), l'Oriental (13,1%), Fès-Meknès (12,1%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (8,1%). - Les taux de chômage les plus élevés sont observés dans les régions du Sud (25,2%) et de l'Oriental (24,6%). Avec moins d'acuité, quatre autres régions dépassent la moyenne nationale (12,3%) à savoir Souss-Massa (12,9%), Fès-Meknès (12,9%), Rabat-Salé-Kénitra (12,7%) et Casablanca-Settat (12,7%). En revanche, Drâa-Tafilalet, Marrakech-Safi et Tanger-Tétouan-Al Hoceima enregistrent les taux les plus bas avec respectivement 6,9%, 7,2% et 8,7%.