eMouaten : Bulletin de Veille


Samir Lotfy - MAP le Mercredi 4 Mars 2020

Karima Mkika, une militante associative “aux multiples casquettes”, pleinement engagée en faveur de l’enfance en difficulté



Marrakech – Humble, sereine et très aimée et respectée de tous ceux et celles qui l’ont côtoyée, Mme Karima Mkika est l’exemple parfait de cette actrice associative engagée et aux multiples casquettes.


Karima Mkika, une militante associative “aux multiples casquettes”, pleinement engagée en faveur de l’enfance en difficulté
Mme Karima Mkika qui avait fait ses études entre la capitale économique, Marrakech, Essaouira, Mohammedia et Rabat, dont un baccalauréat et des études supérieures à l’Ecole Supérieure de Commerce (Sup de Co- Marrakech) et des études universitaires à la faculté de droit Mohammed V à Rabat, avait très tôt mobilisé toute son énergie et son enthousiasme, avec détermination et abnégation, au service de l’enfance en difficulté.

Un combat de longue haleine que cette native de Casablanca menait depuis plus d’une vingtaine d’années. Et pour preuve, les efforts de Mme Mkika se sont soldés dès 1997 par la création de l’Association Al Karam pour la protection de l’enfance.

Femme de coeur mais aussi d’engagement, Mme Mkika a eu aussi le privilège d’intégrer dès 2011 le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) où elle assure, avec brio, la représentation des organisations et associations qui s’activent dans les domaines de l’économie sociale et de l’activité associative.

Au sein du CESE, Mme Mkika est vice-présidente de la commission analyse de la conjoncture, rapporteur de l’avis sur le travail domestique, rapporteur de l’avis sur la migration et le marché de l’emploi, membre de la commission emploi des jeunes et employabilité, du groupe de travail Rapport annuel, du bureau catégorie société civile, de la commission emploi et relation professionnelle et du groupe de travail sur le capital immatériel.

Ce parcours, si reluisant, n’est pas un simple fruit du hasard mais bel et bien, la résultante de longues années de militantisme positif pour une enfance prospère et émancipée.

Autrement dit, Mme Karima Mkika avait très tôt senti la nécessité et le devoir moral d’agir en faveur de la promotion de la condition des enfants abandonnés dans les petites ruelles de Marrakech ou de Safi, où elle décide de créer respectivement deux Centres d’accueil (hébergement, prise en charge, réinsertion scolaire et professionnelle).

Son engagement indéfectible pour la promotion et la protection de l’enfance s’est traduit également par le lancement et la mise en place de la Maison de l’enfant à Marrakech, le lancement du programme d’aide à la parentalité et à la réinsertion familiale, la mise en place d’un programme d’aide à l’enfance, du programme de prévention contre la traite d’enfants, outre la création de la Cellule d’orientation et d’aide à l’emploi.

Cette mère de quatre enfants assure également depuis 2019, la fonction de présidente de l’Unité de Protection de l’Enfance, et elle est aussi Consultante à l’Observatoire National des Droits de l’Enfant.

Et ce n’est pas tout, parce que Mme Karima Mkika assurait en 2010, la fonction de Consultante au sein de la Banque Mondiale, en pilotant le projet “économie sociale et solidaire”, “suivi-évaluation participatif”, mise en place du programme sur la participation citoyenne 6 écoles de Chichaoua : renforcement des capacités, formation des formateurs, suivi et évaluation du plan d’action.

En 2004, Mme Mkika était consultante au sein de l’UNICEF où elle assurait également la tâche de formatrice Suivi-évaluation, violences contre les enfants.

Ce parcours riche et cette expérience avérée ont valu à Mme Karima Mkika de décrocher plusieurs prestigieuses distinctions à savoir : Une consécration Huffpost Maghreb de l’Institut du Monde Arabe en 2017 (les 4 femmes du Maghreb qui font bouger le monde), le Prix Inspiration Women en 2016, le Prix Terre de Femmes en 2013 et le Prix de l’Humanitaire Madame Figaro (2006).

Approchée par la MAP, Mme Mkika a dit toute sa joie et sa fierté de représenter toute une partie de la société civile, celle engagée en faveur de la promotion et de l’amélioration de l’enfance en situation précaire, notant que depuis l’accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Trône de Ses Glorieux Ancêtres, le Maroc ne cesse de franchir de grands pas en matière de promotion des conditions de la femme et de l’enfance.

“Aujourd’hui, la femme jouit d’une place de choix au Maroc que ce soit au niveau de la Constitution de 2011 ou encore des instances créées”, a-t-elle expliqué, notant que tout le voeu est de voir ces chantiers y compris celui du Conseil de la parité, entrer en vigueur.

Mme Mkika a tenu à souligner que s’il y a encore un travail à faire, il est à entreprendre au niveau du changement des mentalités et de la promotion des droits de la femme, mettant en avant la démarche clairvoyante de Sa Majesté le Roi qui a mis la femme et la petite fille au coeur des politiques publiques, en mobilisant tous les moyens nécessaires à cette fin notamment, à travers l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) et d’autres programmes ambitieux “Tayssir” et “Tamkin” visant à permettre à la fille d’accéder à l’école.

“Grâce à l’éducation, on pourra prévenir et mieux s’immuniser contre tous les maux de la société et faire des petites filles, des femmes épanouies, jouissant de tous leurs droits, a-t-elle ajouté, appelant les acteurs de la société civile à faire montre de vigilance, à interpeller les pouvoirs publics et surtout à oeuvrer davantage pour promouvoir les conditions de la femme en milieu rural.

Et de conclure sur une note d’optimisme en émettant le voeu que la journée internationale de la femme soit une fête quotidienne, soulignant qu’il est temps pour la femme de jouer le rôle qui est le sien au sein de la société.