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| Reproduit ici le Mardi 12 Mars 2019 à 11:44 modifié le Mardi 12 Mars 2019 à 12:12

IBM, un dinosaure de l’informatique qui tente de résister aux GAFAs


IBM, ou Big Blue, est un champion de l’innovation dans le milieu informatique. Créée en 1911 par Charles Flint, la Computing Tabuling Recording Company (production de balances et d’horodateurs industriels) devient IBM en 1924. Cette firme réalisera le tout premier ordinateur appelé l’Harvard Mark 1 en 1944, créera en 1957 le système de stockage de donnée sur « disque dur », l’IBM PC 5150 en 1981, et développera l’informatique grand public.
Cependant, ce géant de l’informatique navigue en eaux troubles depuis quelques années.
Son chiffre d’affaires et son bénéfice sont en nets reculs (– 52 % sur l’année 2017 pour le bénéfice net), le tout accompagné d’une restructuration sociale importante (vaste plan de licenciement et redirection du développement de 2015-2017). Cette situation provient en partie de sa confrontation avec Apple. En effet, en 1980, IBM se détourne des PCs réalisés entièrement par ses soins (composants, OS) pour se fournir auprès d’Intel et de Microsoft afin de rester concurrentiel sur ce segment.

La stratégie d’IBM sur le marché de l’IA

IBM veut se replacer sur des secteurs d’avenir et se moderniser. (Pour rappel, malgré des hauts et des bas tout au long de son histoire, IBM a toujours réussi à s’adapter et à muter). Pour cela, l’entreprise se tourne vers l’intelligence artificielle, domaine dans lequel il souhaite investir. Il le fait notamment viaWatson, une IA de « cognitive computing » (sous-entendu, une IA capable de répondre à n’importe quelle question posée par un humain en langage naturel, à l’oral ou l’écrit). La firme américaine répond ainsi au marché émergent des assistants conversationnels dont l’agence Gartner a récemment indiqué qu’ils seraient présents d’ici 2021 dans les entreprises et contribueront dans 70 % des cas à une meilleure productivité des employés grâce à des assistants virtuels ou d’autres agents de conversation et robots basés sur la PNL. Cette technologie permet aussi à IBM de comprendre et d’analyser un volume conséquent de données grâce aux technologies de Machine Learning (technologie d’intelligence artificielle permettant aux ordinateurs d’apprendre sans avoir été programmés explicitement à cet effet)
Cette IA peut agir dans plusieurs domaines d’applications comme la santé, les systèmes bancaires, le marketing… Le secteur de la santé et celui de la banque étant aujourd’hui parmi les marchés les plus porteurs pour l’IA.
IBM a pour volonté de diversifier les applications de son IA phare Watson en l’appliquant à d’autres secteurs grands publics. Par exemple via IBM-Philyra et ChefWatson, l’une créant des nouveaux parfums destinés à des clients spécifiques, l’autre donnant naissance à de nouvelles recettes de cuisine en inventant des mélanges d’ingrédients par elle-même. Récemment, IBM a également fait un partenariat stratégique avec la plateforme Digimind. Ce partenariat devrait permettre à IBM d’alimenter son IA et ses capacités en Machine Learning avec une énorme quantité de données sociales. De plus, Big Blue a récemment créé AI Openscale, (2018) une solution logicielle capable de détecter les biais des algorithmes et d'expliquer en temps réel les décisions de l’IA, permettant ainsi de mettre en lumière le processus en temps réel et de répondre aux enjeux actuels liés à l’éthique. Le but de cette solution est également, à terme, de permettre la démocratisation et l’acceptation de l’IA par le plus grand nombre.
Les différentes applications de technologies liées à l’IA montrent qu’IBM souhaite diversifier ses activités et devenir un leader dans l’intelligence artificielle.

Le rachat de Red Hat : la volonté d’IBM de dominer le marché du cloud hybride

Le cloud hybride combine cloud privé et public dans le but de créer une solution optimale pour les entreprises. En termes de rentabilité, le cloud public est plus intéressant, car plus faible en coûts et plus développé en capacité de stockage, il est utilisé pour les opérations non sensibles de la structure. Le cloud privé est, quant à lui, employé pour les données et applications stratégiques qui nécessitent une sécurité accrue.
Dans ce cadre, les entreprises sont de plus en plus séduites par ce genre de technologies, car elles ont tout intérêt à transférer un maximum de données non sensibles vers le cloud public et leurs données stratégiques vers un cloud privé.
Opter pour le cloud hybride leur permet donc de réduire les coûts de stockage des données les moins critiques tout en sécurisant celles qui le sont. Ainsi, le cloud hybride apparaît comme la solution d’avenir grâce à laquelle IBM pourra se positionner en leader mondial de ce marché.
IBM, cette veille entreprise d’informatique et de logiciels veut se dépoussiérer, en passant notamment par le rachat de Red Hat, entreprise en pleine croissance dans ce secteur crucial du cloud hybride.
Avec ce rachat, IBM se positionne clairement sur ce marché. La firme américaine affirme vouloir gérer le stockage ainsi que le transfert des données entre ses propres centres et ceux de ses fournisseurs de cloud.
Cependant, IBM souffre d’un retard probablement irrattrapable en ce qui concerne le cloud public où les géants Amazon Web Services, Google Cloud Platform et Microsoft Azure dominent le marché.
Red Hat semble donc être l’argument de poids dont a besoin IBM pour lui permettre de gérer les clouds de ses clients, l’IA et la sécurité. Aujourd’hui, ce rachat ressemble fort à une tentative de s’acheter un destin et de tenter un rattrapage sur les géants du cloud.
La technologie fait partie de notre quotidien. En interaction avec l’homme dans son travail, dans ses loisirs, elle s’intègre dans nos structures, nos systèmes (économique, politique, sociétal). L’IA, avec l’avènement du numérique, intègre une nouvelle dimension. Des machines intelligentes sont créées, décuplant les possibilités d’un cerveau organique, non pas pour le dépasser, mais pour le seconder, l’accompagner dans un ensemble de tâches. La dimension universelle d’une telle technologie est unique, néanmoins les acteurs ne sont pas tous égaux face à elle. IBM l’a compris et tente de se tailler la part du lion, c’est la raison pour laquelle il accélère son développement dans le cloud hybride car, seule, la production d’IA ne suffit pas. Il est nécessaire d’envisager la gestion des données de sorties, mais également les données d’apprentissage.
Club Data Intelligence


Source : https://portail-ie.fr/analysis/2085/ibm-un-dinosau...

Tags : GAFA, GAFAs, IBM


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