eMouaten : Bulletin de Veille


MAP le Lundi 19 Février 2018

Bulletin maghrébin de l'écologie du 19/02/2018




Tunis - L’Agence Nationale tunisienne de Protection de l’Environnement (ANPE) a entamé, la semaine dernière, l’élimination de la pollution pétrolière identifiée sur la côte sud de Sfax.
Dans un communiqué, l’ANPE indique que les travaux se poursuivront au niveau de la côte de Nakhla, de la conduite d’assainissement des eaux usées et des stations d’épuration.

"Cette situation représente une priorité absolue et bénéficie d’un suivi rapproché jusqu’au nettoyage de tous le site pollué", ajoute le même communiqué.

Toutes les directions régionales y afférentes ont été mobilisées pour veiller au bon déroulement des travaux, selon la même source.

-. Le Protocole sur la Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) sera ratifié avant la fin de l’année 2018, selon l’Agence tunisienne de Protection et d'Aménagement du Littoral (APAL).

Intervenant lors d’un récent atelier national sur la ratification du protocole GIZC, Leila Ben Abdeladhim, ingénieur principal à l’APAL a fait savoir que le projet de loi a été déjà soumis au ministère des affaires locales et de l’environnement et sera également soumis aux différents ministères et institutions concernés, avant sa présentation à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

La responsable a rappelé que l’atelier est organisé dans le cadre de l’appui au processus de ratification du protocole GIZC qui fait partie de l’ensemble des protocoles de la convention de Barcelone (ratifiée par la Tunisie en 1997). 

Pour Jihene Touil, chargée du programme Environnement, Energie et Réduction des risques de catastrophes au Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), ce protocole permettra de dégager une meilleure synergie entre le protocole GISC et les autres instruments internationaux auxquels la Tunisie a adhéré.

Le PNUD est chargé d’appuyer le cadre institutionnel et réglementaire actuel qui régit le littoral, a indiqué la responsable, rappelant que cet instrument a été déjà signé par la Tunisie, en 2008, mais n’a pas été ratifié.

Entré en vigueur en 2011, le protocole GIZC a été adopté le 21 janvier 2008 à Madrid en tant que 7ème protocole additionnel à la convention-cadre de Barcelone sur la protection de la Méditerranée.

-. Yousra Ben Saleh , ingénieur à la direction générale des ressources en eau au sein du ministère tunisien de l’agriculture, a noté que la surexploitation des ressources en eau souterraines, la pollution des ressources en eau (les cours d’eau et les nappes d’eau vulnérable), l’impact des changements climatiques et l’envasement des retenues des barrages, constituent les principales problématiques auxquelles le pays devra faire face.

Citant une étude réalisée par le centre des études méditerranéennes et internationales (CEMI) en collaboration avec la fondation allemande Konrad-Adenauer, elle a relevé qu’à l’horizon 2030-2050, la Tunisie vise à assurer un équilibre entre l’offre matérialisé par la mobilisation et la demande, outre la garantie d’une sécurité hydrique dans les cas d’inondations ou de sécheresses.

Selon les auteurs de cette étude, intitulée "la Méditerranée : face à la raréfaction des ressources en eau", la Tunisie doit protéger ses ressources en eau contre tout type de pollution, renforcer la réutilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation et la recharge artificielle de certaines nappes surexploitées éligibles.

La Tunisie doit lutter, également, contre l’exploitation illicite des ressources en eau de surface et souterraines par application du nouveau code des eaux et d’encourager le secteur privé à employer les petites unités de dessalement et à même se sensibiliser les utilisateurs à l’importance de la préservation de la ressources en eau.