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MAP | Reproduit ici le Jeudi 20 Juin 2019 à 11:16

Bulletin économique du Maghreb




Tunis - La Tunisie est en train de préparer son adhésion à l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), a affirmé, mercredi à Paris, le ministre tunisien de l'Industrie et des PME, chargé également de l'Energie, Slim Feriani.

M. Feriani, qui s'exprimait à la Conférence mondiale de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), organisée au Centre de conférences de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à Paris, a réitéré l'engagement du gouvernement tunisien à adhérer à cette initiative, dont l'objectif est de "maintenir à jour et superviser la mise en œuvre d’une norme visant à évaluer dans quelle mesure les revenus des ressources pétrolières, gazières et minérales d’un pays sont gérées de manière transparente".

"Un groupe de travail formé de représentants de plusieurs partis, d’organisations nationales et de la société civile, se penche sur la préparation d’un plan d’action concernant cette adhésion", a-t-il dit, rappelant les initiatives de la Tunisie concernant "l'accès aux données et le renforcement de la confiance dans le domaine de l'énergie", dont la création d'un portail open data afin de diffuser toutes les informations relatives au secteur énergétique.

-. 50% des entreprises publiques tunisiennes risquent de disparaître si un plan d'action n'est pas mis en place avant 2020, a prévenu, mercredi, le conseiller auprès du chef du gouvernement, Faycel Derbel, lors d'une rencontre débat tenue à Tunis, sur le thème "Entreprises publiques, restructuration : enjeux, menaces et opportunités".

"Il est plus judicieux de parler aujourd'hui d'un plan de sauvetage plutôt que d'une restructuration. Sur 119 entreprises publiques, 102 établissements requièrent une réforme urgente", a-t-il insisté, soulignant que certains établissements sont actuellement en situation de cessation de paiement.

Il a, à ce titre, mis l'accent sur la nécessité d'injecter des fonds au profit de ces entreprises et d'examiner la question de révision des tarifs des produits de certains établissements comme la Société des transports de Tunis (Transtu) et la Société Nationale des Chemins de Fer Tunisiens (SNCFT).

"Depuis 2003 jusqu'à 2019, les tarifs des tickets de la Transtu et de la SNCFT n'ont pas enregistré d'augmentation, hormis une hausse de 5% en 2010", a-t-il fait savoir, déclarant que "cette situation ne peut plus perdurer face notamment à la hausse du coût des carburants".

L'autre mesure urgente à mettre en place, selon le responsable, est la création d'une structure centralisée de suivi des entreprises publiques. 

Le représentant résidant de la Banque mondiale (BM) en Tunisie, Antonius Verheijen, a estimé, pour sa part, que la fragmentation des ministères et organismes publics constitue une véritable défaillance de gouvernance.

Il a également pointé du doigt d'autres questions liées notamment à la transparence, précisant que les informations financières de 2017 de certaines entreprises publiques ne sont toujours pas disponibles, outre le fait que les rapports financiers de certains établissements comportent des réserves des commissaires aux comptes. 

Et d'ajouter que l'Etat n'a pas actuellement une vue exhaustive, récente et de qualité de la situation opérationnelle et financière des entreprises publiques, notamment des entreprises d'une importance structurelle pour l'économie et les finances publiques.

Nouakchott -. Les orpailleurs mauritaniens ont produit 0,5 tonne d'or à Gleib N'Dour, a indiqué mardi la Banque Centrale de Mauritanie (BCM), précisant que l'activité d'orpaillage a réalisé une importante production dans la zone de Guelb N'Dour, à plus de 400 km au nord-est de la cité minière de Zouerate.

La BCM, qui a le monopole de l'achat de l'or produit par les orpailleurs, "a déjà investi six milliard d'ouguiyas (plus de 16 millions de dollars américains environ) dans le cadre de son activité liée à l'achat de la production des orpailleurs", a précisé le gouverneur de la province du Tiris Zemour, Abderrahmane Ould Mahfoudh Ould Khattry.

Au total, 16 mille orpailleurs mauritaniens, pour la plupart des jeunes motivés par le rêve d'enrichissement rapide, se trouvent aujourd'hui dans la province du Tiris Zemour (nord mauritanien) où ils mènent leur activité dans des conditions sécuritaires jugés "optimales" par les autorités.

Depuis décembre dernier, les orpailleurs titulaires de permis de prospection ont investi la zone de Guelb N'Dour. Ils ont été invités par les autorités administratives et militaires à "coopérer avec les unités de l'armée qui quadrillent cette zone" située dans un corridor sécuritaire auparavant interdit à toute circulation.

La ruée de milliers d'orpailleurs vers le nord de Nouakchott, surtout depuis 2016, avait poussé les autorités mauritaniennes à adopter une réglementation de cette activité qui n'était pas prise en compte par le code minier en vigueur dans le pays.