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MAP | Reproduit ici le Vendredi 31 Mai 2019 à 10:28

Bulletin économique du Maghreb




Tunis - En dépit d'un déficit énergétique qui a atteint environ 50% en Tunisie, "le tableau n’est pas tout à fait sombre", a rassuré jeudi le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed.

S'exprimant lors de la cérémonie d'ouverture d'un dialogue national sur le secteur de l’énergie et des mines lancé jeudi, Chahed a évoqué pour motif d’optimisme, l’entrée dans quelques jours des deux centrales électriques, longtemps bloquées (depuis 2012) de Mornaguia et de Radès d’une capacité globale de 1000 mégawatts, le champs Nawara qui va améliorer l’offre du gaz de 50% et l’entrée d’ici 2022 en production de projets d’énergies renouvelables (solaire et éolien) d’une capacité de 1000 mégawatts. 

"Ces projets vont assurer environ 40% des besoins nationaux en énergie", a souligné le chef du gouvernement qui plaide en faveur d’une "pacification du débat sur le secteur de l’énergie" et d’une "ouverture sur d’autres alternatives".

"Il faut tout explorer même le gaz de schiste. Les technologies ont évolué et on peut produire avec des techniques qui préservent l’environnement. Il ne faut pas avoir de tabous", a-t-il déclaré.

-. Le ministre britannique du commerce, Liam Fox, a réaffirmé la volonté de son pays de soutenir les efforts de la Tunisie pour relancer l'économie en renforçant la coopération bilatérale, les investissements britanniques et en développant les échanges commerciaux entre les deux pays.

Fox a réaffirmé cet engagement lors d'un entretien avec le ministre tunisien des Finances, Ridha Chalghoum, dans le cadre des préparatifs de son pays en vue du Sommet de l'investissement en Afrique (Londres, janvier 2020), et ayant porté sur les programmes de coopération entre la Tunisie et la Grande-Bretagne, en particulier pour développer le marché financier et faciliter l'accès des petites et moyennes entreprises à un financement via le marché boursier, indique le ministère dans un communiqué.

"Le Sommet africain de l'investissement est une opportunité pour faire connaitre les incitations et les privilèges prévus par la législation tunisienne en matière d'investissement et constitue est une opportunité pour attirer les investissements britanniques et autres vers la Tunisie", a souligné le ministre britannique.

M. Ridha Chalghoum a pour sa part passé en revue les mesures mises en place pour améliorer le climat des affaires et faciliter les procédures d'investissement, soulignant les efforts de la Tunisie pour rétablir le rythme de croissance et soutenir son équilibre financier, indique-t-on de même source.

Nouakchott -. Le secteur bancaire mauritanien est faible et la plupart de ses indicateurs ont chuté en 2018 par rapport à l’année précédente, souligne la Banque mondiale dans un rapport sur l’économie mauritanienne.

Le secteur a connu une croissance du financement du secteur privé, passant de 7,5% à 19,2%, mais le financement interne du secteur privé reste faible, de 2,9% contre 47,1% en Afrique subsaharienne.

La même source révèle que les prêts non productifs sont également passés de 22,4% en 2017 à 22,9% en 2018, ce qui nécessite des mesures visant à protéger le secteur bancaire des risques liés à ces prêts.

D’autre part, le rapport a révélé une baisse de la proportion de Mauritaniens faisant affaire avec des institutions financières, passant de 22,8% en 2014 à 20,8% en 2017.