Menu
           

Bulletin économique du Maghreb du 14/02/2018


Mercredi 14 Février 2018 Par MAP




Tunis - Le voyagiste britannique Thomas Cook a repris, mardi, ses voyages vers la Tunisie, après trois ans d'interruption à cause de l'attentat de Sousse, en juin 2015, qui a causé la mort de 38 touristes.

Mardi, quelque 220 touristes britanniques ont débarqué à l’aéroport international Ennfidha-Hammamet à bord d’un avion, de départ de la ville de Birmingham. Un vol qui annonce, ainsi, le retour officiel du voyagiste britannique vers la destination tunisienne.

"Thomas Cook va assurer trois vols par semaine vers la Tunisie, à travers l’aéroport Ennfidha-Hammamet", a précisé le Commissaire Régional au Tourisme, Bassem Ouertani, dans une déclaration à la presse.

Un autre avion de départ de la ville de Manchester a débarqué aussi, à midi, à l’Aéroport d’Ennfidha, à bord duquel 220 autres touristes britanniques. 200 autres touristes anglais sont attendus, mercredi à l’Aéroport d’Ennfidha, a encore déclaré Bassem Ouertani, ajoutant que le voyagiste britannique va accroître le nombre de ses vols à destination de la Tunisie pour atteindre 10 vols par semaine.

D’après lui, le retour des touristes anglais à la Tunisie est un "signal positif" qui augure d’une reprise du tourisme tunisien.

-. La compagnie aérienne Tunisair est en train de négocier avec la société Airbus pour avancer le délai de livraison de 5 avions de catégorie (A320 neo) au plus tard en 2019 ou 2020, alors que la date prévue, selon l’accord conclu, en 2008, entre les deux sociétés est 2021 », a fait savoir la secrétaire d’Etat tunisienne auprès du ministre du transport, Sarah Rejeb.

Elle a ajouté, lors d’une séance plénière, tenue, mardi, à l’Assemblée des Représentants du Peuple, pour adopter la convention de Montréal du transport aérien, que Tunisair œuvre, selon son programme 2008, à développer sa flotte à travers l’acquisition de 13 avions de type airbus dont 8 avions ont été livrés.

Elle a affirmé que les services de la compagnie aérienne sont "insatisfaisants" mais le transporteur aérien œuvre à les améliorer.

A cet égard, le phénomène du vol des bagages dans les aéroports a baissé, la compagnie aérienne ayant enregistré un cas de vol des bagages pour 10 mille passagers, a-t-elle fait savoir.

Rejeb a souligné que la compagnie Tunisair est prête économiquement à adhérer à la Convention de Montréal, ce qui lui impose d'éviter de commettre des erreurs et de développer ses capacités.

-. Une 5ème usine de fabrication de médicaments relevant des laboratoires pharmaceutiques SAIPH sera inaugurée jeudi 15 février, sur le site industriel de Bou Raabie dans le gouvernorat de Ben Arous.
Selon un communiqué de SAIPH, la nouvelle usine réalisée moyennant une enveloppe de près de 20 millions de dinars (6 millions d’euros) sera dédiée à la fabrication, pour la première fois en Tunisie, de nouvelles formes galéniques dont les soft gelatin et les poudres pour inhalation.

La réalisation de cette usine représente la première phase d'un projet d'extension pour le renforcement des capacités industrielles des laboratoires SAIPH, suivie d'une deuxième phase pour l'extension des lignes de production des formes stériles (injectables, ophtalmiques et des céphalosponnes).

C’est un projet en cours de réalisation avec des investissements estimés à 25 millions de dinars (8 millions d’euros) et dont la fin des travaux est prévue en début de 2019, ajoute la même source. 

Dans la perspective du développement de son activité export, SAIPH, a également démarré en juillet 2017 sa première filiale internationale avec notamment la construction d'une usine de fabrication de médicaments en Côte d'Ivoire et la mise en place d'une plateforme de distribution de ses produits vers toute l'Afrique de l’Ouest, moyennant un investissement de 15 millions d’euros. Ce projet entrera en activité en septembre 2019.

Plus de 250 personnes, dont 70 pc sont des Tunisiens, seront prochainement recrutés pour assurer le fonctionnement de ces nouvelles installations, souligne le communiqué.

Algérie -. La nécessité de promouvoir des villes intelligentes et l'internet dans le monde arabe a été, mardi, au centre des travaux du forum régional de développement pour les Etats arabes qui se tiennent depuis lundi à Alger.

Les participants à ce forum, organisé par le Bureau régional arabe de l’Union internationale des télécommunications (UIT), ont affirmé que, face à une démographie croissante, il faut repenser les modèles d’accès aux ressources, de transport en vigueur, de gestion de l’énergie et de sauvegarde de l’environnement. L’expert en écosystème digital, Bharat Vagadia, a indiqué que l’intégration des technologies de l’information et de la communication dans la gestion des systèmes de distribution de l'eau, de l'énergie, du traitement des déchets ou encore des réseaux de transports permettra à la ville d’être à la fois agréable à vivre, durable et efficace.

Il a appelé, dans ce cadre, à "une coopération efficace" entre les secteurs public et privé pour un large déploiement du très haut débit fixe et mobile dans les pays arabes, seule condition qui permettra d’interconnecter entres elles l’ensemble des structures de chaque pays".

De son côté, Brahim Ghribi, spécialiste dans les TIC, a indiqué que les villes intelligentes peuvent bénéficier des avantages de l'infrastructure de l'Internet des objets capables d’échanger des informations et de communiquer entre eux et d’interagir avec leurs utilisateurs. Il a expliqué que le nombre d’objets qu’il est aujourd’hui possible de connecter est illimité, pour le grand public mais aussi pour les entreprises et les industries, relevant que les champs d’application sont notamment la gestion de l’énergie dans les bâtiments, dans le domaine de l’industrie, dans l’agriculture, la sécurité, le transport ou encore dans le secteur de la santé.

-. L’Algérie a pris part aux travaux de la 9ème session du forum urbain mondial tenu dans la capitale malaisienne Kuala Lumpur, a indiqué mardi un communiqué du ministère de l'Habitat. Cette session s'inscrit dans le cadre du programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) visant l'évaluation des progrès réalisés par les Etats membres depuis la tenue de la conférence internationale sur le logement et le développement urbain durable à Quito en octobre dernier, précise la même source.

Les expériences des états membres en matière de développement durable ont été présentées lors de cette manifestation tenue sous le thème «Villes 2030: Villes pour tous: mettre en œuvre le nouvel agenda».

- Le ministre algérien de l’Energie, M. Mustapha Guitouni, a examiné mardi à Doha avec le secrétaire général du Forum des pays exportateurs de gaz (Gas Exporting Countries Forum-GECF), M. Yury P. Sentyurin, le projet de mise en place de l’institut de recherche du gaz du GECF en Algérie, a indiqué le ministère de l'Energie dans un communiqué.

Durant cette entrevue, les deux parties ont ainsi examiné la feuille de route élaborée par le GECF en vue de mettre en œuvre la décision d’implémenter l’institut de recherche du gaz en Algérie dans les meilleurs délais. Pour rappel, lors de la 19ème réunion du GECF, tenue en octobre dernier à Moscou et sur proposition de l'Algérie, les membres de ce Forum avaient décidé de la création de l'Institut de recherche du gaz du GECF en Algérie. Cette décision a été entérinée lors du sommet des Chefs d’Etat du GECF tenu en Bolivie en novembre 2017.

Par ailleurs, M. Guitouni et le secrétaire général du GECF ont discuté des objectifs stratégiques de ce Forum et des mécanismes à mettre en place, en vue d’assurer aux pays membres la possibilité de planifier et de gérer, de façon autonome, le développement, l'utilisation et la conservation des ressources en gaz. Le ministre a alors insisté, à ce propos, sur la nécessité de faire du GECF "une véritable force de proposition, d’expertise et de conseil en faveur de l’industrie gazière".

Il a également insisté sur la nécessité de favoriser le dialogue entre les producteurs de gaz et les pays consommateurs "afin d’assurer la stabilité et la transparence du marché gazier et un prix équitable pour l’ensemble des intervenants sur la chaîne gazière", précise-t-on de même source.