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MAP | Reproduit ici le Mardi 6 Février 2018 à 10:42

Bulletin économique du Maghreb du 06/02/2018




Tunis - Une mission économique multisectorielle d'hommes d’affaires tunisiens sera organisée, du 25 février au 03 mars 2018, pour prospecter les marchés de Singapour, de Malaisie et de Thaïlande, et ce, dans le cadre de la visite en Asie qu'effectuera le Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Diplomatie économique Hatem Ferjani.

Organisée à l’initiative du Centre de Promotion des Exportations (CEPEX), cette mission vise à prospecter le marché asiatique dans les 3 pays ciblés, lesquels offrent plusieurs opportunités aux produits tunisiens, ainsi qu'à établir des contacts d’affaires avec les professionnels et les différents intervenants dans le cadre des journées d’informations économiques qui seront organisées dans chaque pays.

La mission économique est ouverte à tous les secteurs d’activités avec un focus particulier sur les créneaux porteurs tels que l’Agro-alimentaire, les composantes automobiles, l’aéronautique les produits pharmaceutiques et chimiques, les technologies de l’information et de la communication, les énergies renouvelables, la santé et dispositifs médicaux et le tourisme.

-. "L'étude stratégique relative au secteur industriel à l'horizon 2030, financée par la Banque africaine de développement (BAD) pour le montant d'un million de dinars sera prête dans six mois", selon le ministre tunisien de l'industrie et des petites et moyennes entreprises Slim Feriani.

Il a ajouté, à l'occasion d'une récente visite effectuée dans le gouvernorat de Monastir que le ministère oeuvre à développer cinq secteurs prioritaires, à savoir le textile, les industries agroalimentaires, les composants automobiles et aéronautiques ainsi que les industries pharmaceutiques, en plus de la promotion de la stratégie de la chaîne de valeurs de certains secteurs.

Le ministre a mis en exergue l'importance du Fonds de restructuration financière des PME qui octroie 400 millions de dinars sur une période de trois ans et est à même d'aider les entreprises qui ont des difficultés conjoncturelles.

Férianai a relevé la nécessité d'augmenter la capacité du secteur du textile qui assure 140 mille emplois, expliquant que la problématique posée est l'absence de main d'oeuvre en raison du manque d'adaptation de la formation aux besoins du marché.

. - L’indice de la production industrielle a enregistré une baisse de 1,1% durant les onze premiers mois de l’année 2017, en raison, d’une part, de la diminution de la production dans le secteur des industries extractives (-9.2%), et d’autre part de la hausse de la production dans le secteur des industries manufacturières (+0,3%).

Au cours des onze premiers mois de l’année 2017, l'augmentation de la production manufacturière est due, principalement, à la hausse de la production dans le secteur de l’industrie mécanique et électrique de 2,9%, le secteur de l’industrie de caoutchouc et de plastique de 4,6% et le secteur de l’industrie textile, habillement et cuir (+0,6%).

En revanche, la production a enregistré une baisse dans le secteur de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-5,5%), suite à la chute observée dans la production du ciment, le secteur du raffinage de pétrole (-5,3%) et le secteur de l’industrie chimique (-0,9%).

Alger- L'Algérie ira a "son rythme" dans son processus d'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), engagé durant les années 1980, a déclaré lundi le ministre algérien du Commerce, Mohamed Benmeradi.

«Le dossier est en cours. La demande d'adhésion a été déposée depuis 25 ans. Nous sommes toujours demandeurs, mais nous irons à notre rythme", soutient le ministre. Selon lui, les membres de l'OMC veulent tous bénéficier des avantages accordés par l'Algérie à l'Union européenne (UE) dans le cadre de l'Accord d'association, précisant que "cela n'arrange guère l'Algérie". Il cite, dans ce sens, l'avis d'experts algériens qui disent que "l'Algérie n'aurait jamais dû signer un Accord d'association avant d'adhérer à l'OMC".

"Nous irons à l'OMC avec des droits de douanes nuls, tels qu'accordés aux Européens, alors que la Chine, membre éminent de l'organisation, a des filières protégées de 80 à 90%. Il faut donc remettre à niveau notre droit de douane et convaincre l'UE et la Zone arabe de libre-échange (ZALE) de la nécessité de la démarche", poursuit-il.

Relevant les contradictions qui existent entre la politique théorique de l'OMC et les pratiques réelles de ses membres, le ministre observe que les Etats-Unis, la Russie et d'autres puissances membres de l'OMC appliquent eux-mêmes des mesures pour protéger leurs économies.

-. Le dinar algérien continue de chuter face à l'euro qui a progressé sur le marché parallèle. Lundi, la monnaie algérienne a perdu 10 dinars de sa valeur s’échangeant à 208,50 pour un euro. Dimanche, l’euro cotait à 207,50 dinars, alors que le dollar reste stable à 171 dinars.

Le ministre algérien du Commerce, Mohamed Benmeradi, a affirmé lundi que le dinar algérien était surévalué et que cela représentait l’une des raisons de la difficulté rencontrée pour endiguer les importations. «L’État est en train de subventionner les importations dans le sens où les importateurs obtiennent, auprès des banques, des devises contre des dinars à un prix qui n’est pas réel, c’est-à-dire ne reflétant pas la réelle parité entre le dinar et la devise», a estimé le ministre dans une déclaration à la presse.

C’est la deuxième fois que Mohamed Benmeradi effectue une déclaration au sujet de la valeur du dinar algérien. «Le dinar est probablement surcoté sur la place officielle et son véritable niveau est probablement plus proche de celui du marché parallèle», a-t-il dit.

-. Le ministère algérien de l’Énergie a autorisé la compagnie pétrolière nationale Sonatrach à négocier des cessions de parts de l’entreprise, ainsi que de négocier le changement de contrôles de certaines filiales de la compagnie. L’annonce a été effectuée, lundi, par Salah Mekmouche, vice-président de l’exploration et de la production à la Sonatrach, dans un entretien accordé à la radio nationale.

«Sur autorisation du ministère de l’Énergie, on peut négocier aussi des cessions de parts de Sonatrach ou carrément un changement de contrôle de certaines entités ici en Algérie», a indiqué M. Mekmouche, précisant que cela était fait par souci «d’attractivité».

Le vice-président de Sonatrach a également estimé que la révision de la loi sur les hydrocarbures s’imposait. «Cette révision de la loi n’est pas unique à l’Algérie, elle est générale. Beaucoup de pays méditerranéens et ailleurs ont modifié leur loi pour attirer un maximum d’investisseurs», a-t-il dit.