MAP le Jeudi 23 Mai 2019

Bulletin écologique du Maghreb du 23/05/2019




Tunis - L'Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP) et ENI International Bv, filiale du groupe pétrolier italien ENI, viennent de signer un procès verbal pour la constitution d’une société de production d’électricité à partir des énergies renouvelables (SEREE).

Cette joint-venture est détenue à part égale entre ETAP et ENI Bv, a indiqué l'ETAP sur son site web, relevant qu'elle a choisi de se joindre "à son partenaire stratégique ENI en vue de diversifier ses sources de production d’énergie et d’être au diapason des opérateurs internationaux".

Le projet qui sera attribué au consortium ETAP-ENI à la suite d'un appel d'offres lancé par les autorités tunisiennes, consiste en la construction d’une installation photovoltaïque d'une puissance de 10 MW dans la région de Tataouine.

Le projet auquel est consacré un investissement global de près de 10 millions de dollars (environ 29 millions de dinars tunisiens), sera exploité sur une période de 20 ans et s’étalera sur une superficie de 20 Hectares. Présente en Tunisie depuis 1961, ENI est active principalement dans les zones désertiques du sud et au large des côtes méditerranéennes.

-. Il est impératif de saisir les opportunités de financement disponibles pour mettre en place un projet local renforçant les efforts nationaux dans le domaine d'adaptation des oasis avec les changements climatiques, a affirmé le ministre tunisien des Affaires locales et de l’Environnement, Mokhtar Hammami.

S’exprimant à l’occasion du congrès local sur la promotion des oasis en Afrique du nord et en Mauritanie, organisé la semaine dernière à Tozeur, le ministre a indiqué que l’objectif recherché est de "faire face aux dépassements, au moment où les accords internationaux encouragent la mobilisation de financements visant le traitement des dérapages enregistrés dans le domaine climatique".

Il a de même mis en garde contre les risques qui menacent les oasis, en raison des changements climatiques et la rareté des ressources hydrauliques, ainsi que l’apparition de nouvelles maladies et fléaux.

Pour sa part, le représentant de la Banque Mondiale a mis l’accent sur l’importance du cadre légal pour protéger l’espace des oasis, appelant à coordonner la législation dans ce domaine, entre les pays de la région et à mettre en exécution les initiatives et les accords portant sur les oasis.

Les congressistes ont présenté une série de recommandations, dont le fait de reconnaître les oasis en tant que systèmes fragiles face aux changements climatiques.

Ils ont aussi appelé l’ensemble des pays à travailler pour protéger les oasis et les considérer comme un patrimoine nationale environnemental, civilisationnel, culturel, local et international.

Il est important de préserver les oasis non pas seulement en tant que patrimoine régional, mais aussi en tant que patrimoine international, soutiennent-ils, soulignant l’impératif de créer des systèmes régionaux de détection des impacts du changement climatique sur les oasis.

-. Le ministère tunisien de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche a appelé les agriculteurs à intensifier le contrôle des céréalicultures et à procéder, immédiatement, aux traitements nécessaires, dès l’apparition des premiers symptômes de la rouille.

Le ministère a, dans un communiqué, prévenu qu’il s'agit d'une maladie épidémique qui évolue et se propage rapidement sous les températures modérées et à l'effet du vent, notant que des visites de terrain effectuées par les services spécialisés de la Direction générale de la santé végétale et du contrôle des intrants agricoles ont révélé la persistance et l’évolution de la maladie de la rouille couronnée dans des fermes d’avoine dans plusieurs zones de production. 

Le département de l'Agriculture a, par ailleurs, recommandé l'utilisation d'un pesticide approuvé par ses services spécialisés et insisté sur la nécessité de retraiter les zones touchées, en cas de réapparition de foyers de la maladie, comme c’était le cas dans les champs d’avoine dans certains gouvernorats du nord. 

La même source souligne qu’«il est possible d'utiliser un pesticide à double effet qui traite à la fois la rouille jaune et la septoriose du blé, dans les fermes de blé et de triticale pour protéger simultanément les différentes cultures et réduire les coûts du traitement».

La rouille couronnée (Puccinia coronata) est une maladie de l'avoine et de quelques graminées, alors que la rouille jaune du blé, ou rouille striée, est une maladie fongique foliaire due à une espèce de champignons qui affecte principalement le blé tendre et le triticale, explique-t-on.