eMouaten : Bulletin de Veille


Nour-Eddine Hazmi - MAP le Mardi 10 Mars 2020

Bahija Ayar, une policière passionnée des courses pédestres



El Jadida – Elle est le modèle des jeunes femmes marocaines qui ont su se frayer avec brio un chemin au sein de la société et dans la vie, en transformant leur détermination en une force positive pour surmonter les difficultés et briser les préjugés.


Bahija Ayar, inspectrice de police doublée d’athlète, a démontré, si besoin est, que la femme marocaine peut, “quand elle le veut”, réaliser ses ambitions et aller au bout de ses rêves, en mettant à profit ses propres capacités et ses qualités intrinsèques.

En tant qu’inspecteur de police, dont la mission consiste en l’accompagnement des femmes victimes de violences dans la ville d’El Jadida, Bahija Ayar a démontré qu’elle est à la hauteur des tâches et des responsabilités qui lui sont confiées, sans pour autant renoncer à son amour pour les sports de course, ne se fixant aucune limite quand il s’agit d’en découdre sur une piste ou dans un hippodrome.

Cette femme, dont le professionnalisme est reconnu au niveau de la préfecture de police d’El Jadida, avoue qu’elle nourrit une passion débordante pour son métier de policière. “Au fil des ans, j’ai accumulé expérience et expertises suite notamment à mon intégration à la cellule de lutte contre la violence à l’égard des femmes. C’est un travail de terrain que j’accomplis tous les jours avant autant d’énergie”.

Dans une déclaration à la MAP, elle s’est dit consciente de l’ampleur des défis auxquels elle fait face dans un domaine qui concerne de près la société marocaine, qui connaît des mutations profondes notamment dans le domaine d’égalité des sexes et de la volonté générale de promouvoir la condition féminine.

Après des études universitaires (littérature anglaise), Mme Ayar a opté “volontairement et par conviction” pour une carrière d’agent. “J’ai intégré le corps de la police en 2008. Plus tard, je suis devenue très intéressée par l’idée d’aller au secours des femmes violentées”, a-t-elle raconté.

“Le métier de policier n’est pas du tout facile, mais quand on aime ce qu’on fait et quand on a la volonté d’aller de l’avant, on peut toujours se surpasser et relever les défis”, a-t-elle lancé, saluant le climat de respect mutuel qui règne entre collègues, hommes et femmes, au sein des services de police.

“Seuls la compétence, l’abnégation et le sens du devoir sont pris en considération dans notre travail, loin de toute discrimination à l’égard des femmes”, s’est réjouie la jeune policière, dont les propos confirment l’évolution de la perception du rôle de la gente féminine dans la société.

Cela dit, elle n’a pu s’empêcher de plaider la deuxième cause qui lui tient à cœur. En tant que fana des courses à pied, elle a appelé toutes les femmes marocaines à pratiquer un sport ou, tout au moins, à faire de l’exercice physique.

Au plan personnel, elle a indiqué qu’elle représente l’Union sportive marocaine de police dans les différentes manifestations nationales et internationales, rappelant, à cet égard, qu’elle avait réalisé, en décembre dernier, un bon chrono au cross-country de Qatar et remporté la deuxième place au semi-marathon de Marrakech et Lalla Takerkoust (19 km), en février dernier.

Bahija confie qu’elle a intensifié, ces derniers temps, ses entraînements pour participer à une série de courses au niveau national, notamment le marathon international de Rabat, prévu en avril prochain, et la course de Bouskoura, mars courant. Voilà deux beaux challenges pour garder le cap !