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Anas Doukkali se débarrasse du très controversé Omar Bouazza


Mardi 12 Juin 2018 Par Lalettre.ma




Anas Doukkali se débarrasse du très controversé Omar Bouazza

Dans le milieu pharmaceutique, celui des grands laboratoires notamment, l’information a peut-être fait l’effet d’une bombe, mais une bombe à retardement qui était programmée dès la prise de ses fonctions par Anas Doukkali. Ce dernier a succédé à Houcine Louardi dans le contexte du séisme politique initié par le Chef de l’Etat. « La décision de mettre fin à l’ère Bouazza était inscrite sur la feuille de route du nouveau ministre », nous confie une source bien informée.

Outre les graves soupçons de chantage, d’extorsion et de népotisme qui pesaient et continuent de peser sur l’ancien homme fort du ministère de la santé, autant d’actes légitimés par des supposées relations familiales du concerné avec des personnalités très haut placées, des professionnels du secteur n’ont eu cesse de dénoncer, auprès de qui de droit, les agissements contraires à l’éthique de celui qui était considéré jusqu’à sa récente mise à l’écart, comme le faiseur de pluie et de beau temps dans un secteur à la fois vital et hautement stratégique.

À titre d’exemple et pour ne citer qu’elle, la politique d’attribution des autorisations de mise sur le marché longtemps suivie par le ministère de la santé sous l’ère Bouazza a toujours été pointée du doigt.

« Ces AMM étaient parfois octroyées préférentiellement à certains laboratoires qui les obtenaient dans des délais records pour des médicaments sans aucun avantage thérapeutique et encore moins économique pour le patient marocain » explique notre source. Le Maroc qui fait aujourd’hui figure de modèle pharmaceutique industriel pour l’Afrique est entrain de devenir le déversoir des médicaments de deuxième catégorie commercialisés par des laboratoires qui n’ont de pharmaceutique que l’appellation.

« Une pratique grave et une entorse à l’éthique » renchérit la même source qui s’étonne de la rapidité avec laquelle les AMM étaient accordées aux médicaments importés au moment où les laboratoires nationaux devaient suivre le parcours du combattant à chaque mise sur le marché. Et de conclure « Il y avait clairement des situations flagrantes de conflits d’intérêts sur lesquels le ministère ne pouvait plus fermer les yeux tant la santé des marocains se retrouvait au cœur d’une dangereuse équation ».

Par ce remarquable coup de balai, Anas Doukkali donne un signal fort en joignant l’acte exécutif à la parole de l’Etat, et annonce peut-être par la même occasion le début d’une longue et silencieuse purge qui devrait inévitablement s’étendre aux autres départements ministériels.

A.B



Source : https://www.lalettre.ma/2018/06/11/9001...




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