eMouaten : Bulletin de Veille
Twitter
Facebook
Rss
Video



              
AFP | Reproduit ici le Jeudi 10 Octobre 2019 à 21:25

Amnesty dénonce "le climat de répression" en Algérie




Amnesty International a dénoncé jeudi l'actuel "climat de répression" du mouvement populaire de contestation en Algérie, dans un communiqué publié le jour même où un responsable associatif était à nouveau arrêté.

L'Algérie est secouée depuis le 22 février par un mouvement inédit de contestation du régime -appelé Hirak-- qui a entraîné la démission du président Abdelaziz Bouteflika en avril et réclame désormais le départ du "système".

Directrice d'Amnesty en Algérie, Hassina Oussedik dénonce une "recrudescence" ces dernières semaines "du nombre d’arrestations arbitraires de militants, journalistes, avocats, étudiants ou simples citoyens, en violation flagrante des droits garantis par la Constitution".

Jeudi matin, Abdelouahab Fersaoui, président du Rassemblement Action Jeunesse (RAJ), une association citoyenne, a été arrêté lors d'un rassemblement de soutien aux personnes placées en détention dans le cadre du Hirak, a indiqué à l'AFP le secrétaire général de la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme Me Moumen Khelil.

"Abdelouahab Fersaoui a contacté sa famille pour dire qu'il était retenu dans un commissariat sans préciser lequel. Les avocats cherchent toujours à le contacter", a déclaré en fin d'après-midi M. Khelil à l'AFP.

Cinq militants du RAJ, arrêtés vendredi après la dispersion de la grande manifestation hebdomadaire, ont été placés dimanche en détention provisoire, y rejoignant d'autres membres de cette association en pointe dans le "Hirak".

Ces cinq militants sont accusés d'"atteinte à l'intégrité du territoire" pour des publications sur Facebook, selon M. Fersaoui.

A deux mois d'une présidentielle exigée par le pouvoir et l'armée mais rejetée par la rue, les arrestations de partisans du "Hirak" se sont multipliées ces dernières semaines, sur fond de crispation des positions des deux camps.

Le haut commandement militaire, détenteur du pouvoir réel depuis la démission d'Abdelaziz Bouteflika, affirme que la présidentielle prévue le 12 décembre est la seule façon de sortir de la crise, alors que la contestation estime que le scrutin ne vise qu'à permettre la perpétuation du "système" au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1962.

A la veille du 34e vendredi consécutif de manifestation contre le régime, Amnesty appelle les autorités à ne pas "briser le rêve et l’espoir des Algériennes et Algériens qui revendiquent pacifiquement et fraternellement un État de droit et des droits humains".

L'ONG demande aussi la libération de ceux arrêtés pour "avoir exercé leur droit à la liberté d'expression, d'association ou de réunion pacifique".

Tags : Algérie, Amnesty


Nouveau commentaire :

Nous apprécions votre opinion et vous encourageons à commenter nos publications. Pour garantir un environnement sûr, nous ne publierons pas de commentaires impliquant des attaques ad hominem, des propos racistes, sexistes ou autrement discriminatoires, ou tout ce qui est écrit uniquement dans le but de calomnier une personne ou un sujet.
Les commentaires trop longs peuvent ne pas être publiés en raison de leur longueur. Tous les commentaires sont modérés. eMouaten.com ne publie pas de commentaires avec des liens.
Les internautes peuvent signaler des messages qu’ils estiment non conformes à ces Charte de modération en cliquant sur le bouton « Alerter ».
Merci de votre lecture et nous avons hâte d'avoir de vos nouvelles!