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AFP | Reproduit ici le Mardi 2 Avril 2019 à 22:39

Algérie : principales dates depuis l'indépendance en 1962




Alger - Rappel des dates-clés de l'Algérie depuis l'indépendance en 1962.

Le 5 juillet 1962, l'Algérie proclame son indépendance, après 132 ans de colonisation française et une guerre de libération sanglante de près de huit ans.

En septembre 1963, Ahmed Ben Bella, secrétaire général du Front de libération nationale (FLN, parti unique), devient le premier président de l'Algérie indépendante.

En avril 1964, le congrès du FLN adopte la "Charte d'Alger", qui confirme l'option socialiste du pays.

Le 19 juin 1965, Ben Bella est renversé lors d'un coup d'Etat par son ministre de la Défense, le colonel Houari Boumédiène, qui prend la tête du Conseil de la révolution et du gouvernement.

En 1971, les compagnies pétrolières sont nationalisées.

En décembre 1976, après l'adoption de la Charte nationale prévoyant le renforcement du rôle dirigeant du FLN, Houari Boumédiène est élu président.

Après son décès fin 1978, Chadli Bendjedid lui succède.

En octobre 1988, après un été ponctué par des grèves et des pénuries, des émeutes éclatent à Bab el Oued, quartier populaire d'Alger, puis s'étendent au reste de la capitale et à d'autres villes. L'état de siège est déclaré et l'armée est chargée de rétablir l'ordre.

Les émeutes font près de 170 morts (officiel), 500 selon des estimations de la presse.

En février 1989, deux mois après la réélection de Chadli Bendjedid pour un 3e mandat, une nouvelle Constitution met fin au monopole du FLN et instaure le multipartisme.

En juin 1990, le Front islamique du Salut (FIS), dirigé par Abassi Madani, rafle la plupart des conseils municipaux et régionaux aux premières élections locales pluralistes.

L'état de siège est proclamé en juin 1991 à la suite d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants du FIS. Abassi Madani et Ali Belhadj, numéro deux du mouvement, sont arrêtés.

En décembre, le FIS frôle la majorité absolue dès le premier tour des législatives.

En 1992, les autorités interrompent le processus électoral, au lendemain de la démission forcée de Chadli Bendjedid. Un Haut comité d'Etat (HCE), dirigé par Mohamed Boudiaf, instaure l'état d'urgence puis dissout le FIS dont les militants radicaux vont s'engager dans une confrontation avec l'armée. En juin, Boudiaf est assassiné.

La guerre civile (1992-2002) fera officiellement quelque 200.000 morts, dont de nombreux civils, victimes d'attentats ou de massacres à grande échelle imputés aux groupes islamistes.

Abdelaziz Bouteflika, porté au pouvoir par l'armée en avril 1999, s'emploie à rétablir la paix. Deux lois d'amnistie convainquent de nombreux islamistes de quitter le maquis et de déposer les armes.

En avril 2001, la mort d'un lycéen dans une gendarmerie près de Tizi Ouzou déclenche les émeutes du "printemps noir".

La Kabylie se révolte. La répression fait plus de 120 morts et des centaines de blessés.

En 2002, le tamazight est reconnu langue nationale, puis sera consacré deuxième langue officielle avec l'arabe.

Le 11 avril 2007, deux attentats à Alger sont revendiqués par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien.

Le 6 septembre, le cortège de M. Bouteflika est la cible d'un attentat suicide, et le 11 décembre, des attaques visent le siège du Conseil constitutionnel et des agences de l'ONU, également revendiqués par Aqmi.

En janvier 2013, une prise d'otages sur le site gazier d'In Amenas (1.300 km au sud-est d'Alger) est menée par un commando islamiste. Elle prend fin après un assaut des forces spéciales: 40 salariés et 29 assaillants tués.

En janvier 2011, alors que le vent de la révolte se propage à partir de la Tunisie voisine, le pays est secoué par des mouvements sociaux. Les émeutes font cinq morts et plus de 800 blessés.

Le pouvoir se sert de la manne pétrolière pour augmenter les salaires et les subventions afin d'acheter la paix sociale.

A partir du 22 février 2019, l'Algérie est le théâtre de manifestations massives contre un 5e mandat d'Abdelaziz Bouteflika, très affaibli depuis un AVC en 2013 mais qui a annoncé le 10 février sa candidature à la présidentielle.

Le 11 mars, M. Bouteflika renonce à briguer un 5e mandat et reporte le scrutin présidentiel prévu le 18 avril, tout en prolongeant de fait son mandat.

Le 26, le chef d'état-major de l'armée, le général Gaïd Salah, propose que M. Bouteflika soit déclaré inapte à exercer le pouvoir en vertu de la Constitution ou qu'il démissionne.

Le 1er avril, la présidence annonce que M. Bouteflika démissionnera avant l'expiration de son mandat, le 28 avril.

Le 2, le général Gaïd Salah demande que soit "appliquée immédiatement" la procédure constitutionnelle permettant d'écarter le président du pouvoir. Selon l'armée, l'annonce la veille de sa démission avant l'expiration de son mandat n'émane pas du chef de l'Etat, mais "d'entités non constitutionnelles et non habilitées".

Peu après, M. Bouteflika informe le Conseil constitutionnel de sa démission à compter du jour-même, selon les médias officiels qui citent la présidence de la République.